Bien-être

Comment s’affranchir du regard des autres ?

27 décembre 2019

Ça vous parle, ces fameux « autres », le regard des autres. Ceux qui nous jugent, qui nous terrifient. Ceux dont le regard nous entrave, nous paralyse sans qu’on sache exactement pourquoi. Un mélange de peurs d’être jugées, rejetées, pas aimées, pas acceptées.

Et si ces fameux autres n’existaient pas en vrai ?

Et si c’était une construction de notre esprit, de notre ego ? S’ils faisaient partis de ces pensées limitantes qui nous brident, qui nous maintiennent dans des situations plus justes, dans des relations pas épanouissantes, dans des boulots pesants ?

S’affranchir du poids de leur regard, de l’entrave de leurs jugements, se libérer de la peur de ne pas être aimée et de la contrainte de devoir plaire, quelle liberté merveilleuse et pourtant difficile ? La liberté peut faire peur. Etre responsable de sa vie, de ses choix, en conscience.

Oui, j’entends la petite voix qui s’élève sur le « oui super, mais pour faire ça il faut avoir confiance en soi. Sinon, on ne peut pas y arriver ». C’est super faux. Il y a un malentendu sur la confiance en soi. Nous sommes nombreuses à penser que la confiance en soi est une donnée qui doit être présente en nous avant de passer à l’action ou de prendre des décisions importantes.

La confiance en soi est le fruit de l’action.

Or la confiance en soi n’est pas un prérequis à posséder avant d’envisager un changement ou de prendre une décision majeure. La confiance est le fruit de l’action. C’est le résultat des démarches ou décisions que nous entreprenons alors même que nous sommes dans le doute ou la peur. La confiance en soi est le fruit du courage. Elle se construit à partir de la peur. Et elle prend appui sur notre désir de la surmonter, en refusant de rester sous son influence même si elle nous tord les boyaux d’angoisse.

Apprendre le courage et la confiance en soi.

Ils marchent de pair. Et parfois, ils sont compris de travers. Moi j’avais tendance à mal les définir. Car pendant longtemps, je n’ai pas compris que le courage intègre la peur. Je pensais que pour être courageuse il fallait n’avoir peur de rien. Ce qui est faux. Le courage c’est agir en dépit de sa peur.

Et il est légitime d’avoir peur à l’approche du milieu de notre vie, vers nos 50 ans. C’est le moment où les incertitudes de la seconde moitié de vie nous déstabilisent, où nous sentons bien que les changements vont arriver. Que nous allons devoir inventer un nouveau modèle, que nous allons vers un nouvel âge, un nouveau cycle de vie.

Entrer dans l’âge d’après …

Cet âge où on n’est plus jeune mais pas encore vieille. Un âge où on doit trouver de nouveaux repères, après les maternités, l’éducation de ses enfants, la construction de sa famille, de sa carrière professionnelle. Un nouveau temps de vie tourné davantage vers soi que vers les autres, un temps dont il faut définir les contours, sans rejeter ce que nous avons construit jusqu’à maintenant. Simplement, nous avons évolué, mûri, modifié nos priorités et nos axes de vie. Et c’est le moment où nous devons construire un pont sur l’avenir.

Et c’est là que nous allons avoir besoin de courage et de confiance en nous car le chemin n’est pas super simple. Il peut prendre des allures de montagnes russes et surtout nous challenger, nous bousculer dans nos modes de vie.

Accueillir les changements.

Et ils sont nombreux.

  • Changement de notre corps qui doit s’adapter à un nouveau rythme hormonal.
  • Changements professionnels soit parce que nous avons envie de changer d’air, d’essayer de nouvelles activités, de mettre en route un nouveau professionnel soit parce que nous sommes obligées de le faire.
  • Changements dans nos rapports avec nos parents. On sent que les relations avec nos parents changent. Ils deviennent plus fragiles et c’est à notre tour de prendre soin d’eux et de les protéger.

Accepter les turbulences qui accompagnent le changement.

C’est certain, avec nos 50 ans ne s’ouvre pas une période type long fleuve tranquille. Mais plutôt le déferlement d’une flopée de questions pour lesquelles nous n’avons pas forcément de réponses. Et c’est tant mieux d’ailleurs. Car le fait de nous poser des questions sans pouvoir trouver immédiatement une réponse crée en nous une vigilance positive. Elles nous maintiennent en éveil et nous poussent à aller chercher des réponses là où nous n’aurions pas eu l’idée de chercher en premier lieu.

Notre esprit tend à aller vers ce qui l’occupe. Occupons-le avec nos questions sans réponse sur notre 2° vie. Qu’est-ce que je souhaite ? Davantage de paix et de sérénité ? Davantage d’activités qui me passionnent ? Des relations plus authentiques ? Laissez votre esprit en alerte sur toutes les questions qui vous occupent et pour lesquelles vous n’avez pas encore trouvé de réponses.

Nous sommes notre plus féroce ennemi.

Quand on regarde pourquoi on est réticent face au changement, même quand on l’appelle en fait, on se rend compte que nos croyances négatives vis-à-vis de nous mêmes sont incroyablement puissantes. Tous les « ma vie est finie à 50 ans », « je ne suis plus désirable car je n’ai plus le corps de mes 20 ans », « je ne suis pas très intéressante, pas intelligente, pas digne d’amour ou de succès, … » Vous les reconnaissez ces pensées limitantes si familières qui minent notre vision de nous-mêmes et limitent notre champ de vie. Ce sont elles qui introduisent le très connu « oui, mais … »

Privilégier notre envie de nouveau.

C’est assez jouissif en fait de s’affranchir du poids du regard des autres, de l’entrave de leurs jugements ou de ceux qu’on leur prête. C’est enthousiasmant de se libérer de la peur de ne pas être aimée et de la contrainte de devoir plaire.

C’est assez génial d’être responsable de son existence et des choix qui peuvent en infléchir le cours. Génial de ne plus se plier à des décisions prises par autrui pour nous, de sortir de son mode pilotage automatique.

C’est le bon moment pour le faire car c’est un moment de notre vie où nous avons envie de décider de ce que nous voulons vivre. Un moment où nous sommes moins dépendants du regard approbateur des autres.

Nous commençons à croire que le fait de ne pas être aimée des autres ne va pas nous détruire. Et là, c’est le début de la libération !!! Car petit à petit nous pouvons davantage prendre le risque de ne pas plaire à tout le monde dans les choix que nous faisons aujourd’hui pour nous-mêmes.

Ça s’appelle grandir je crois.

Je me suis rendue compte que grandir ne m’inspirait pas forcément. Je m’en étais fait une idée pleine de gris et d’obligations en comparaison avec la la légèreté et l’insouciance que j’associais à la jeunesse. Mais en fait j’ai compris qu’on pouvait grandir sans perdre sa jeunesse d’esprit, sans oublier surtout son enfant intérieur qui ne demande qu’à se manifester, qu’à nous accompagner dans notre évolution.

Et ce qui est chouette dans cette transition du milieu de vie, c’est que nous sommes enclins à réévaluer ce que nous croyons de nous et du monde. Nous sommes invitées à réexaminer nos croyances sur nous-mêmes, sur nos relations avec autrui et avec le monde. C’est une opportunité de réinvention, de renaissance.

Il ne s’agit pas de faire table rase du passé. Non, juste de se débarrasser de ces croyances « fausses » sur nous qui nous limitent, qui nourrissent nos peurs et brident notre capacité à faire d’autres choix, à prendre des initiatives. Ne restreignons plus les frontières de notre champ de vie.

Au contraire, cherchons à les élargir en refusant nos conditionnements d’antan quand ils ne nous conviennent plus. C’est un chemin qui demande de la bienveillance avec soi, qui demande d’honorer toutes les étapes que nous avons traversées et qui ont contribué à mes progrès aujourd’hui.

Ouvrir son champ des possibles.

Se mettre en mode je me donne toutes les options, je ne ferme aucune porte. Plus nous nous plaçons dans cet état d’esprit plus les choix que nous ferons dans cette 2° partie de vie seront alignés avec la véritable expression de nos désirs. Là laissez parler votre curiosité et ouvrez votre esprit au maximum.

Vous pouvez décider que :

  • vous allez adopter une nouvelle façon de vous nourrir,
  • ou que vous voulez acquérir de nouvelles compétences,
  • que vous allez exhumer de votre passé des centres d’intérêts que vous aviez laissé tomber par manque de temps,
  • vous allez vous reconnecter à des activités que vous adoriez adolescentes et que vous n’avez pas pu continuer dans votre première partie de vie,
  • que vous allez vous autoriser des désirs que vous n’osiez pas revendiquer dans le passé par crainte du jugement ou de la désapprobation d’autrui.
  • … et plein d’autres choses encore … car c’est vous qui fixez les frontières de votre champ des possibles.

Le bon choix.

C’est une question qui peut nous tarauder. Ai-je fait le bon choix ? J’ai découvert lors d’une retraite de yoga une réponse très simple. Elle est venue à moi cette réponse sous la forme d’une carte que j’ai tirée au milieu de plein d’autres, elle a appelé ma main. Elle s’appelait LE BON CHOIX, CELUI DU CŒUR. Car notre cœur est la seule boussole valable et possible pour guider nos choix et nous guider sur notre chemin de vie. Faire confiance à son cœur et lui donner de la voix.

Pour vous aider …

Pour vous aider dans la résolution de toutes ces questions et de ces choix, je conseille la lecture d’un ouvrage génial du DOCTEUR CHRISTOPHE FAURÉ, MAINTENANT ou JAMAIS ! Tout l’objet de son livre est la transition du milieu de vie, nos fameux 50 ans. C’est lumineux, bienveillant, sensible et vécu.

 

 

 

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6 Commentaires

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    Répondre Verrier Christine 27 décembre 2019 at 18:40

    Merci infiniment pour votre expérience et votre énergie qui nous encourage nous le quinquas.
    Je viens de vivre un cancer – j’ai aussi découvert le yoga 😍 et je vais signer une rupture conventionnelle puisque mon gentil employeur me propose la sortie mais je sais que ce sera le bon choix pour mon bien-être mental (et en plus je suis tellement gâtée grâce à un gentil mari, des enfants adorables et de supers amis qui me soutiennent).
    J’ai l’impression de me découvrir et c’est drôle car le livre que vous conseillez : « maintenant ou jamais » et bien je l’ai depuis 2 ans mais je pense que n’ étais pas prête mais à présent je le suis et vais le relire jusqu’au bout !
    Merci merci merci 🙏

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 27 décembre 2019 at 19:02

      Merci Christine de votre témoignage. Aborder une nouvelle décennie avec des énergies positives et une envie de changements est super motivant. Votre gratitude envers votre entourage est un puissant socle de déploiement. Tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 🙏 et oui ce livre est puissant et super inspirant 😉

  • Avatar
    Répondre Sophie 28 décembre 2019 at 22:11

    Bonjour Natacha,
    Je suis toujours étonnée de vos références …. tellement proche des miennes. 🙂
    Ce livre je l’ai lu il y a presque 2 ans, lorsque je m’apprêtais à passer le cap “fatidique” ( pour moi seule!) des 50 ans . J’étais vraiment déprimée par tous ces changements silencieux dont on ne parle pas.
    Il m’a beaucoup aidé.
    Aujourd’hui, le cap est passé … 😉….. qu’est-ce qui a changé ….. rien…..tout…. surtout mon regard sur moi-même devenu plus bienveillant…..un sentiment de plus grand de liberté…. et un champs de possible qui s’ouvre…. parce jai pris conscience du chemin parcouru et de mes capacités à dépasser les obstacles.
    Je suis tellement d’accord avec ce que vous écrivez : la confiance c’est l’action, et il n’y a pas de courage sans peur…
    N’ayons pas peur d’agir, pour nous, égoïstement, pour notre bien être…..
    Donc….. j’ai commencé un nouveau sport :l’aviron en mer, j’envisage de reprendre une formation de diététicienne pour pouvoir, quand j’aurai le temps nécessaire, attaquer la formation en naturopathie….
    N’ayons pas peur d’aimer malgré les échecs ou déceptions.
    N’ayons pas peur de changer de vie, le jeu pour moi, en a vallu la chandelle.
    Merci Natacha de votre écho, de vos partages.

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 29 décembre 2019 at 08:22

      😊🙏

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    Répondre Xet 29 décembre 2019 at 15:09

    Bonjour Natacha,
    Vos articles sont à chaque fois très inspirantes, très bien écrits et vos paroles sont un baume au cœur ! J’ai lu ce livre il y a qq mois et effectivement je l’ai trouvé fantastique.
    Merci pour votre façon d’aborder le “big 50” et pour nous rassurer, nous en avons besoin !
    Une très belle fin d’année à vous et ts mes vœux pour 2020 🙏

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 30 décembre 2019 at 19:33

      Merci de votre message si encourageant et si bienveillant. Tous mes vœux également pour cette nouvelle année et durées belles fêtes 🎉

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