Bien-être

50 ans, et si on en profitait pour se réinventer ?

14 juin 2019

Ne me dites pas que cela ne vous a jamais traversé l’esprit. Changer de vie. En inventer une autre, toute neuve, différente, avec des plus et tous les moins en moins. Se réinventer.

Oui, je suis certaine que ça vous parle. On en rêve longtemps parfois et on hésite à franchir le pas tétanisée par la peur, les questions, les remises en cause que cela va entraîner.

Parfois, le changement nous est imposé un peu brutalement. On nous dit au revoir un peu vite parce qu’à partir de 50 ans on devient trop. Trop cher, trop exigeante, trop rigide, … bref trop. En fait, je ne pense pas du tout que cela soit vrai …

Parfois, il arrive aussi à notre corps défendant quand le corps justement n’en peut plus de toutes les maltraitances que nous nous faisons subir. Horaires infernaux, promotions oubliées, dossiers intéressants qui nous passent sous le nez, glissades progressives vers le placard, …

Overdose aussi de ces vies tellement organisées qu’il n’y a plus un espace pour l’imprévu. Là, le corps se débranche tout seul pour nous forcer à l’écouter et c’est le “burn out”.

Inutile d’en arriver là. Il y a des signaux d’alerte qu’il faut s’entraîner à écouter et à voir. Et plus particulièrement, le manque d’entrain, une fatigue physique et psychologique, le sentiment d’être débordée en permanence, de suffoquer par le trop, des maux de dos, de ventre, de tête, une irritabilité fréquente, une absence d’envie, un ras le bol global, … Tous ce signaux ne sont pas anodins. Ecoutez-les et parlez-en surtout avec votre médecin et pas juste vos copines.

Le bon moment pour se réinventer.

Et surtout le bon moment pour se demander « de quoi ai-je vraiment envie ? »

Question super angoissante s’il en est. Et là, je vous rassure, nous sommes toutes à égalité devant le vertige qui, en premier, s’installe quand on commence à se poser la question. La sensation de se retrouver en bas de l’Himalaya en tongs en plein mois de janvier, en se demandant “comment vais-je grimper au sommet de cette montagne” ? Avec, en plus, dans la tête toutes ses peurs qui ressortent, tous ses doutes et questionnements, une confiance en soi attaquée par la mise à l’écart souvent brutale ou insidieuse du marché du travail.

Alors, osons dire clairement que la discrimination par l’âge est une réalité pour des milliers de femmes et d’hommes aujourd’hui. Même si elle est tout aussi injuste qu’incompréhensible, elle est belle et bien là. Et c’est d’autant plus perturbant qu’on nous explique à longueur de journée qu’il faut travailler jusqu’à presque 70 ans. Pourquoi pas, si on a la chance d’exercer une activité professionnelle épanouissante. Et en même temps, à partir de 50 ans, presque aucune entreprise n’est prête à nous embaucher.

Alors que faire ?

Profiter de ce moment de vie pour prendre le temps de s’interroger sur son vrai désir.

Le travail est un marqueur identitaire. On a été biberonnée au travail depuis notre plus jeune âge. Alors oui c’est dur de se retrouver du jour au lendemain en dehors du salariat quand on l’a toujours été. On perd confiance en soi. Certains jours, on a envie de se cacher et de surtout ne voir personne tellement on a honte, car on ne peut plus répondre à la question sociale la plus usuelle «et toi, qu’est-ce que tu fais».

Alors, on doit apprendre à inventer des parades, à construire un véritable story telling de sa vie pour avancer et ne surtout pas se renfermer sur soi-même.

Changer de vie à 50 ans, c’est possible.

Et cela ne veut pas dire tirer un trait sur ce que nous avons été. Pas du tout. C’est plutôt s’autoriser à découvrir d’autres facettes de soi, se libérer de nos anciens rôles même s’ils ont été importants pour nous à un moment donné, refuser de se retrouver limitée par les autres à un rôle donné. Et c’est toujours enrichissant de découvrir des nouveaux aspects de soi, de sa personnalité au-delà de la personne qu’on pense être. Mais ce n’est pas toujours facile d’accueillir une nouvelle identité, de se libérer de ses anciens rôles.

Garder en tête que notre pire ennemi est le syndrome du rétroviseur.

Car c’est à travers lui que nous revivons et recréons en permanence notre passé. Nous croyons à tort que nous sommes toujours la personne que nous étions. Mais en nous référant aux limites de notre passé, nous empêchons notre potentiel actuel de s’exprimer. Car nous filtrons chacun de nos choix en fonction des limites fixées par nos expériences passées. Donc une bonne fois pour toute on accepte que le passé n’est pas égal à l’avenir. Ne nous fixons pas de limites inutiles. On ne laisse pas les croyances limitantes des autres contraindre notre potentiel. Définissons clairement ce que nous voulons. Et persuadons-nous que c’est possible en se concentrant sur l’objectif à atteindre et en l’affirmant chaque jour. Ainsi on avance vers sa vision jusqu’à ce qu’elle devienne réalité.

Surtout, on veille à s’entourer de personnes qui croient en nous, qui nous permettent d’améliorer notre existence et qui font ressortir le meilleur de nous-même.

Et on n’hésite pas à s’aider et à se faire aider.

Du bien fondé d’un coach.

C’est super important de se faire épauler par un professionnel pour ne pas polluer vos proches avec des questions et des problèmes qu’ils ne peuvent pas résoudre.

Nos proches nous donnent l’affection, la sécurité et la présence dont nous avons besoin. Mais eux aussi ils ont leur vie à gérer. Donc on ne peut pas leur prendre toute leur énergie.

D’où le recours à un professionnel de l’écoute. A quelqu’un qui a les outils et la formation pour nous aider à découper la grande montagne en objectifs atteignables et raisonnables sans pour autant renoncer au sommet. Quelqu’un dont le job est de nous aider à faire le clair en nous. A décortiquer ce que nous aimons et n’aimons plus, à descendre couche après couche dans les méandres de nos peurs, de nos doutes et de notre désir. Ça prend un peu de temps, certaines séances sont euphorisantes et d’autres déprimantes. Mais en règle général, on arrive au bout du tunnel et la lumière n’en est que plus délicieuse.

Ne restez surtout pas seules avec vos doutes et vos remises en question. Ils sont légitimes et en fait ils sont presque un passage obligé vers autre chose.

Se réinventer, oser changer de modèle.

Ce n’est pas aussi simple que les magazines veulent nous le faire croire quand régulièrement ils titrent sur « ceux et celles qui ont changé de vie ». Se réinventer, c’est un processus long, délicat et qui se fait rarement en 24H. C’est l’aboutissement d’un travail personnel qui permet de définir son nouveau cadre, ses nouvelles attentes. Qui permet surtout de bien prendre conscience de ce que nous allons gagner et de ce que nous allons perdre. Car il y a forcément des pertes.

A chacune de définir ce qu’elle est prête à abandonner : statut social, argent, reconnaissance, notoriété, … Et ce n’est pas grave d’hésiter, de douter, de changer d’avis.

Vous le faites pour vous d’abord et surtout. Donc ce que pensent les autres, et je ne parle pas là de nos super proches, de celles et ceux qui partagent nos vies, on s’en fiche un peu. Et ce n’est pas facile de ne pas entendre tous les cassandres d’un côté qui activent les peurs et aussi tous les casse-cous qui vous poussent au saut en parachute.

En fait, je crois dans le pouvoir de l’intuition avant tout. C’est elle qui sait. Et nous avec. Ecouter son intuition, la laisser s’exprimer surtout. Empêcher le mental de l’étouffer sous des couches de peurs et de questions.

Et là, je ne peux m’empêcher de vous encourager à regarder ce profond témoignage de mon amie Anne Bianchi, aujourd’hui enseignante de kundalini yoga et sexothérapeute.

Prendre soin de soi et devenir son meilleur ami.

Ça a l’air un peu tarte à la crème de dire ça. Mais quand vous y réfléchissez bien, qui est le plus dur avec vous, sinon vous-même ? Qui juge en permanence sévèrement ? Pour progresser nous avons besoin de nous entourer de bienveillance. Alors, on commence par être bienveillante avec nous-même. Là, je me félicite tous les jours d’avoir entrepris une démarche spirituelle et corporelle pour me reconnecter à moi-même.

Ma rencontre avec le Kundalini yoga et la méditation.

Dans ce travail, le yoga Kundalini est mon meilleur allié. Aussi appelé « yoga de la conscience », le Kundalini est une pratique qui associe de façon subtile le spirituel au physique. Les méditations, les mantras et kryas sont une aide super précieuse sur le chemin de la connaissance et de la connexion à soi.

Grâce à ma pratique du Kundalini yoga, je me suis familiarisée avec la méditation.

Avant de commencer, j’étais attirée par elle mais je ne savais pas bien comment m’y prendre. Et surtout j’en avais une connaissance très superficielle. Je pensais qu’il fallait se concentrer sur le « penser à rien ». Impossible en fait tellement ce s2 injonctions sont contradictoires. Il faut se concentrer sur le souffle, sur sa respiration en découpant bien les 3 phases de la respiration :  l’inspiration, la rétention et l’expiration. Et aussi adopter une respiration ventrale. La méditation s’apprend. Elle n’est pas innée. C’est un outil et comme tous les outils il est préférable d’apprendre à s’en servir.

Aujourd’hui, elle m’est devenue indispensable pour entrer en connexion avec mon intériorité et ne pas laisser Mental FM faire sa loi. Le mental est sous la coupe de l’égo. Et lui, il a bien compris que la peur était sa meilleure protection contre le changement. Alors, Mental FM fait tout pour garder son pouvoir. La méditation permet d’entrer en connexion avec son corps et son ressenti. Non pas “qu’est-ce que je pense” mais “qu’est-ce que je sens ? qu’est-ce que je ressens ? où je le sens ?” C’est une question beaucoup plus délicate qu’il n’y paraît.

Le jeûne, une grande découverte

Depuis un certain temps, j’y songeais et l’année dernière j’ai sauté le pas. Je suis partie jeûner à la Pensée Sauvage dans le Vercors. Une amie proche m’en avait vanté les mérites et les bienfaits. Je n’ai pas été déçue.

Le jeûne a un pouvoir transformateur puissant et profond. Au-delà de ses bénéfices multiples sur la santé, il accompagne les transformations intérieures. Découvrir qu’on est capable de lâcher la nourriture, c’est découvrir son pouvoir sur soi. C’est prendre conscience que nous avons le pouvoir de décider de ce que nous acceptons et de ce que nous refusons. Nous sommes aux commandes de notre vie. Nous pouvons décider de ne pas manger pendant 6 jours et de boire uniquement de l’eau et des tisanes. Et on est en pleine forme en plus. On a une super énergie. Et surtout, on en ressort avec une super estime de soi.

S’entraîner à ressentir versus penser.

Nous sommes toutes les produits d’une culture de la pensée et non du ressenti. On est championne pour analyser, disséquer une situation, une réaction, un succès ou un échec. Mais dès qu’il s’agit du corps et de son écoute, là ça se corse, en général. Tout comme on a appris à faire fonctionner son cerveau, à développer une argumentation logique ; on peut apprendre à écouter son corps, à le respecter et à le remercier de tout ce qu’il fait pour nous. Car il nous parle en permanence notre corps. Et soyons franche, très souvent on met du temps à s’en apercevoir, ou plus exactement à cesser de le museler. Et ce qui se passe est assez magique.

Le jeûne, le yoga et la méditation sont des outils formidables pour se connecter à son corps.

Oui, 50 ans c’est un bon moment pour changer de vie.

En gardant en tête que ça se prépare et que cela peut prendre un peu de temps. C’est normal de se poser des questions, de ne plus vouloir subir un mal-être au travail, de chercher un meilleur épanouissement.

Et en même temps, c’est aussi difficile.

C’est pour cela qu’il est super important et, encore plus pendant les périodes de questionnements, de prendre soin de soi. Veiller à son alimentation, à son énergie, à sa peau, à sa silhouette. S’entraîner à penser positif, prendre le temps d’écouter son corps et ses signaux, échanger avec les autres pour prendre conscience que nous sommes nombreuses à passer par ces moments de déstabilisation et de questionnements.

C’est tout l’objet de mon blog. Partager avec vous tout ce qui me semble important pour se sentir bien et en confiance avec soi.

 

 

 

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2 Commentaires

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    Répondre LIABEUF VERONIQUE 15 juin 2019 at 11:40

    Top article ! 58 ans , je suis sur ce chemin et en effet , celà prend du temps . Thème a developper , je pense que nous sommes nombreuses dans cette situation .

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 15 juin 2019 at 12:56

      Merci chère Véronique de ce témoignage. Nous sommes en effet nombreuses à être engagées sur ce chemin. Plus nous témoignerons de nos joies et de nos difficultés, plus nous pourrons inspirer d’autres femmes. Bien à vous. Natacha

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