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Ménopause

Ménopause, refuser l’obsolescence programmée !

23 octobre 2020

J’entends souvent, 50 ans c’est pas top pour la vie sexuelle … Comme une obsolescence programmée de la femme à partir du moment où arrive la ménopause. Qui soit dit en passant, se met en place sur plusieurs années à partir de 45 ans. Il n’y a pas un jour où paf on est soudainement ménopausée … Bonne à ranger dans le camp des périmées.

Alors, à la ménopause, on entre au couvent ?

Certes, l’équation qui associe corps en bonne santé de la femme, corps désirable à corps reproductif est profondément ancrée dans nos esprits, dans les croyances trans générationnelles et elles pèsent lourd sur nos épaules. L’arrivée des règles n’est pas associé de façon anodine à un « tu es une femme maintenant ». Son corollaire apparaît alors évident avec la disparition des règles, notre brevet de féminin s’envole.

Et, quand on écoute les femmes et leur ressenti, on sent bien que 50 ans est un cap à passer qui fait peur, qui rend mal à l’aise nombre d’entre nous. Inutile de pousser bien loin l’investigation pour comprendre que ce malaise est lié à la ménopause et sa cohorte d’images négatives associées. Tout le vocabulaire parle de pertes, de dangers, de détérioration du corps. Considérer la ménopause comme un déséquilibre ouvre grand la voie à la pathologie. La ménopause n’est pas une maladie. C’est un changement naturel du corps, un nouvel équilibre métabolique qui s’installe.

La femme ne peut pas être réduite au biologique, à la reproduction.

Si on accepte ça, alors on se prend direct dans la figure son corollaire à savoir l’exclusion de la féminité à l’a ménopause. Nous ne sommes pas nos ovaires.

Dénoncer et refuser les vexations de l’âgisme .

Certaines d’entre nous vivent la ménopause comme une disqualification sociale, sexuelle, professionnelle. Une chape de plomb dont on tente de s’extraire mais à laquelle nous renvoie tous les discours anti-âge de l’industrie cosmétique, alimentaire, sportive, … Auxquelles s’ajoutent un certain nombre de vexations âgistes sur la primauté de la jeunesse comme étalon d’or de la beauté, de la désirabilité, de l’intérêt tout court. Je comprends la peur de l’invisibilité qui insidieusement fait son chemin chez certaines d’entre nous.

Il y a une inégalité flagrante dans le traitement de l’âge côté homme et côté femme. Vous avez remarqué qu’un homme bedonnant est un bon vivant là où une femme dans la même situation se laissera aller. Quant aux rides, chez nos amis hommes elles sont rassurantes, elles parlent de leur vécu là où pour nous elles sont un marqueur du temps qui passe. Un peu fatiguant ce traitement différencié, non ?

Pourquoi accepter que l’âge soit genré ?

Parce qu’en vrai, tout peut fonctionner dans les 2 sens. Non un homme en surpoids de 50 ans n’est pas forcément super sexy. Quant aux rides, elles disent la même chose que pour nous. Alors oui les hommes vieillissent comme les femmes. Zéro raison d’accepter que ces messieurs murissent quand nous nous vieillissons. Ces représentations du féminin et du masculin sont fausses et archétypes. A nous de les dénoncer et de les refuser.

Aucune raison donc que nous acceptions de devenir invisible. Et là, nous avons un gros boulot à faire pour arrêter de nous auto censurer. Comment demander à la société de changer son regard sur l’âge et la ménopause, si nous ne le faisons pas nous-mêmes ? Nous sommes nos meilleures ambassadrices. Osons affirmer notre présence, nos désirs, notre sexualité. Revendiquons notre droit à la maturité extravertie, visible, assumée, heureuse.

Habitons notre âge, possédons-le !

Avec un peu de discipline et de volonté, nous avons la possibilité d’entretenir notre vitalité, notre énergie. Assumons que oui, même ménopausée, nous avons un corps sexuel, qui sent et ressent, qui aime la jouissance et le sexe.

Et pourquoi en serait-il autrement ?

Il n’y a pas de honte à prendre de l’âge. C’est un phénomène naturel. C’est l’âgisme qui est un problème et nous devons rester vigilantes sur le mal être qu’il peut entraîner. Le corset est bien souvent dans nos têtes. Car non, les femmes ne se périment pas en prenant de l’âge. Et la jeunesse en fait est avant tout une façon de se comporter bien davantage qu’un état.

La recette de la ménopause joyeuse et extravertie.

Elle commence dans notre corps. Faire la paix avec lui. L’aimer, s’aimer. Se réconcilier avec soi. S’affranchir le plus possible du regard des autres, particulièrement de celui des hommes. Pourquoi se définir en fonction de leurs désirs ? Et si on décidait de partir de soi , pour la sexualité comme pour le reste.

Se placer en actrice de soi change tout.

L’attirance d’une femme ne se limite pas à son seul physique, et ce quelque soit son âge. Car le sex-appeal dépend de nombreux facteurs. Alors refusons de nous laisser enfermer dans des critères qui nous rabaissent à un statut d’objet consommable avec une date de péremption. Arrêtons de nous comparer aux autres en permanence. La compétition, la quête de la performance y compris dans la séduction, est source de grande frustration.

Se libérer et s’alléger des stéréotypes fait un bien fou.

Cessons entre nous de parler des femmes de 50 ans comme des invisibles car à force de nous considérer nous-mêmes invisibles, on se comporte comme tel. Les mots ont un pouvoir. Ils ne sont pas anodins.

Savez-vous que notre cerveau ne fait aucune différence entre une parole vraie ou fausse. Une parole est prise telle quelle et enregistrée, gravée. Ensuite, elle suit son chemin et peut faire advenir le meilleur comme le pire. L’auto suggestion est une arme puissante et à double tranchant. Bien utilisée, elle permet de faire advenir les rêves. Dans le cas contraire, elle fait le lit des pensées limitantes et auto destructrices.

Alors, partir de soi, de ce que l’on ressent, est la meilleure façon de couper court aux représentations négatives qui peuvent nous envahir. Oui, à la ménopause, nous sommes plus fragiles car ce moment de notre vie est un confluent de déstabilisations.

Nous avons besoin d’un peu de temps et réflexion pour retomber sur nos pieds et retrouver notre équilibre. Rien d’infaisable. Surtout ne pas se décourager et garder en tête que nous passons toutes par ces moments de vulnérabilités. Ils nous invitent à l’introspection bienfaitrice et libératrice. A la clé, retrouver confiance en soi, se sentir à nouveau super bien dans ses baskets, se plaire et s’aimer.

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