Bien-être

Ménopause, et si on lui faisait un pied de nez ?

17 août 2018

Et elle le mérite bien. Car c’est probablement l’un des derniers grands tabous qui demeurent. Le mot détesté et craint par à peu près toutes les femmes. La question qu’on ne pose jamais même à sa meilleure amie de crainte de la froisser. Je veux parler de ce changement hormonal qui ne devrait pas être plus important ni plus segmentant que l’adolescence et qui pourtant nous rebute, la ménopause.

Alors je me suis demandée pourquoi et je j’ai décidé d’en avoir le cœur net en interrogeant le plus de femmes possible en commençant bien sûr par moi-même. Pourquoi sommes-nous si mal à l’aise avec cette période de notre vie ? Pourquoi la craignons-nous au point de refuser d’en parler ? Alors qu’à la base ce n’est qu’une banale et naturelle modification hormonale qui n’a pas d’autres significations si ce n’est celle qui a été, années après années, instillée dans l’imaginaire collectif féminin.

La ménopause, 2 grandes raisons de la détester.

La plus immédiate, ce sont les désagréments physiques auxquels on peut apporter des réponses naturelles et qui sont tout à fait surmontables. La plus ancrée et la plus lourde, la signification sociale de ce mot à savoir l’exclusion du champ de la séduction et de la désirabilité. C’est là que je me suis rendue compte de la charge symbolique de cette transition corporelle. Autant l’adolescence qui est aussi un moment de transformation corporelle majeure est associée à la naissance de la séduction, de la féminité et de la désirabilité sexuelle. Autant la ménopause est associée à une petite mort, à un retrait de la sphère de la séduction. Inacceptable me direz-vous ? Certes mais tellement présent dans la mémoire collective féminine.

Heureusement tout état de fait, toute pensée collective peut se déconstruire au profit d’une autre. Moi je vous propose plutôt de considérer la ménopause au même titre que l’adolescence comme une nouvelle étape de vie du corps et de l’esprit menant à des changements qui sont super gérables et qui ne sont en rien un moins par rapport à avant.

Ces désagréments physiques qui nous énervent …

Là je ne vais vous parler que de solutions naturelles et jamais de THS (traitement hormonal substitutif) car je ne parle que de ce que j’expérimente moi-même.

Je suis très attachée dans tout ce que j’expérimente à préserver ma santé de tout ce qui pourrait être nocif. Les débats sur le THS sont nombreux et compte-tenu des risques qui y attachés, je préfère m’abstenir et privilégier des solutions naturelles. Elles existent et les options sont nombreuses.

Les 3 grands désagréments de la ménopause : bouffées de chaleur, prise de poids et nouveaux besoins de la peau.

La ménopause et les fameuses bouffées de chaleur

Elles touchent de nombreuses femmes avec plus ou moins de force, elles durent plus ou moins longtemps et dans tous les cas elles sont pénibles.

Vous pouvez les combattre grâce à l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie, le yoga, l’activité physique, la méditation, … bref des médecines et techniques douces et naturelles. N’ayant pas trouvé de gynécologue apte à me proposer des solutions naturelles, je me suis assez naturellement tournée vers ma nutritionniste, mon homéopathe et mon pharmacien.

J’ai testé avec succès une association de compléments alimentaires GONAXINE 300 avec du SERELYS à prendre ensemble pendant au moins 3 à 6 mois puis par cure si les bouffées de chaleur reviennent. En alternative, vous pouvez aussi essayer un duo SERELYS et DONALIS qui aide à lutter contre la sécheresse des muqueuses. Ce duo fonctionne bien là aussi sur une durée minimale de 3 mois.

En complément, le Yoga est aussi une très bonne option notamment le yoga des hormones qui travaillent des postures et respirations spécifiques pour le système hormonal.

Sans oublier l’acupuncture en traitement de fond.

Tous ces remèdes et techniques alternatives au TSH donnent des résultats si vous persistez sur une période de 3 mois minimum et en général 6 mois.

La ménopause et la prise de poids.

Alors là, je suis super catégorique il n’y a aucune fatalité et il est tout à fait possible de traverser cette période d’ajustement hormonal sans prendre ni bourrelets, ni kilos supplémentaires en respectant quelques règles simples.

1/ on divise par 2 son assiette en donnant la priorité aux légumes, aux fruits, aux protéines végétales et en oubliant définitivement le sucre raffiné et tous les aliments à index glycémique élevé ennemis jurés de votre tour de taille et de votre peau. Le sucre raffiné est le meilleur allié des rides et des kilos !!! On met en place une véritable alimentation anti-âge. Misez sur les poissons gras riches en oméga 3 excellent pour l’humeur, les huile de première pression à froid en mélangeant les huiles de colza, de lin, d’olive, de noix … et en évitant l’arachide, les amandes super riches en vitamine E, les œufs sources de vitamine A.

2/ on multiplie par 2 son activité physique en misant sur le trio gagnant cardio + musculation + Yoga ou Pilates, le tout au moins 3 fois par semaine. Si c’est possible, c’est une question de motivation et d’organisation. Entre la multiplication des salles de sport, de yoga, de Pilates, les applications de workout, les vidéos training sur You Tube, on peut vraiment se concocter un programme sportif sur mesure et totalement adapté à son planning.

Dites-vous que la sédentarité est l’ennemi de la silhouette.

La raison est simple : on a toute un métabolise de base (le nombre de calories que l’on brûle naturellement au repos). En général, on tourne autour de 1300/1500 calories, les sportives de haut niveau sont plutôt aux alentours de 1800 calories. Avec l’âge, le métabolisme se ralentit naturellement. On brûle beaucoup moins rapidement les graisses. Le seul moyen de maintenir notre métabolisme à un bon niveau est de bouger. Et de bouger de plus en plus.

Car plus votre métabolisme basal est élevé, moins vous souffrirez de problème de poids. C’est vrai tout au long de votre vie et plus encore à la ménopause.

On se met donc en mouvement le plus possible. Dites adieu aux ascenseurs, garez vous aussi loin que possible de votre destination et encore mieux allez-y voir à pied.  Marchez le plus possible. Vous libèrerez en plus plein d’endorphines source de joie de vivre. Entrainez votre organisme à brûler les graisses d’excès quotidiennement. Cela va vous aider à conserver une silhouette svelte, tonique et sans surpoids disgracieux qui, en plus, vieillisse l’allure.

3/ on chouchoute son 2° cerveau à savoir ses intestins en adoptant une alimentation riche en fibres, pauvres en graisses saturées et en sucre, on mâche lentement, on veille à avoir une digestion de qualité. On s’initie au jeûne tellement bénéfique pour la santé au global et qui clarifie le teint, élimine les petits kilos superflus, rebooste notre métabolisme naturel et favorise par là même tous les processus d’élimination naturelle.

4/ on rit beaucoup, le plus souvent possible.

5/ on boit beaucoup d’eau pour éliminer les toxines et conserver une bonne hydratation de la peau.

La ménopause et la peau

La peau, on l’entretient et on la maintient à son top en associant compléments alimentaires, cosmétique ciblée et médecine esthétique préventive et/ou réparatrice.

Les besoins de notre peau évolue avec notre système hormonal. A la ménopause, la peau perd de ses lipides et de son élasticité, fabrique moins de collagène et d’élastine. Elle a tendance à s’assécher, s’affiner, se rider et à se ternir. Et pour celles qui ont un peu abusé du soleil, les taches brunes apparaissent.

La première règle de la belle peau est de la désintoxiquer tous les jours par un nettoyage méticuleux et en profondeur.

Je vous ai souvent parlé des vertus du double nettoyage le soir en associant une huile démaquillante pour piéger toutes les particules fines qui se sont collées à notre peau tout au long de la journée à un lait nettoyant doux pour parfaire l’élimination du maquillage.

En ajoutant une fois par semaine une exfoliation pour éliminer toutes les cellules mortes, nettoyer en profondeur les pores, faire respirer la peau, enclencher le processus de renouvellement cellulaire et l’oxygéner pour garantir son éclat.

Gardez en mémoire qu’une peau terne est une peau qui étouffe du fait des dépôts de la pollution, de la transpiration, de la poussière, de toutes les substances nocives qui s’y déposent à notre insu.

Il faut adapter le choix de ses produits cosmétiques aux besoins nouveaux de la peau. Et plus particulièrement,

  • Adopter l’acide Hyaluronique pour apporter une hydratation profonde à la peau en sérum sous le soin de jour ou en injection pour restaurer les volumes du visage, la densité et la texture de le peau
  • Essayer les huiles de soin de nuit régénératrice
  • Rechercher les textures riches surtout en hiver pour donner à la peau du confort et éviter les sensations de peau qui tire
  • Choisir des soins anti-âge global qui traitent aussi bien la ride que le relâchement cutané

Ne pas hésiter à nourrir sa peau en profondeur grâce à des compléments alimentaires à base de bourrache, onagre, antioxydants, vitamine A et vitamine E. Vous trouvez en pharmacie des complexes pour la peau plutôt bien fait comme le SELENIUM ACE, les PERLES DE PEAU, l’ELTEANS, … Demandez conseil à votre dermatologue et à votre pharmacien pour choisir le bon mélange adapté à votre problématique.

Et faire de la médecine esthétique son allié « bonne image de soi ».

Les techniques se sophistiquent de plus en plus notamment celles sans geste invasifs ni effets secondaires comme la lumière pulsée, la radio fréquence, les ultrasons qui donnent de très bon résultat sur la qualité, la densité et l’éclat de la peau.

Quant aux injections d’acide hyaluronique et de botox, quand elles sont bien faites et avec parcimonie, elles donnent des résultats super naturels et assez bluffant.

A condition de respecter une règle simple, pas d’abus de retouches et choisir un médecin esthétique à qui on reste fidèle. C’est important pour éviter des traitements incompatibles entre eux.

Et donc est-ce vraiment la peine d’accorder à la ménopause autant d’importance ?

 Quand on prend soin de soin de soi quotidiennement en ne minimisant pas la portée physique et moral de ces changements hormonaux et la prise en main nécessaire pour en éviter les désagréments, alors on renforce sa confiance en soi et très vite on l’oublie cette fichue ménopause. Et on profite de la vie.

Le secret en fait réside dans cette nouvelle hygiène de vie à mettre en place avec constance et détermination dès 45 ans sans attendre les premiers signes de la ménopause.

Certes, c’est un peu contraignant surtout au début de changer ses habitudes alimentaires, de mettre en place un planning d’activités physiques, de faire le maximum d’activité à pied ou en vélo pour solliciter son métabolisme le plus possible au cours de la journée, … Mais le résultat est tellement satisfaisant qu’au bout de quelques mois on n’y pense plus tellement c’est devenu notre nouveau mode de vie.

Prendre soin de soi, être à l’écoute de ses besoins et de ses envies, être connectée avec son corps, en faire un allié, ne plus se juger en permanence mais avoir conscience de ses forces et de ses atouts.

Là réside le secret pour résister à la pression du temps et du regard des autres.

 

 

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