Le coup de coeur de Caroline

Manger cru … c’est le moment par Caroline Wietzel.

22 mai 2019

Nouvelle lubie ou régime santé, la « raw food », “manger cru”, qu’on appelle aussi « alimentation vivante » ou « crusine » semble avoir conquis la planète des « sans » : sans lactose, sans gluten, sans sucre… Ici, il s’agit de manger des produits qui n’auraient subit aucune cuisson. Le point sur cette pratique alimentaire dont le chef de fil est Thierry Casasnovas.

Des bienfaits santé indiscutables

Les aliments crus, et donc vivants, participent d’abord à l’ensemencement régulier de notre tube digestif avec des micro–organismes indispensables à l’équilibre de notre flore intestinale.

L’absence de cuisson fait ensuite que les nutriments, glucides, lipides, minéraux et vitamines, dont notre corps a besoin pour être en forme sont préservés. L’aliment ne subit aucune transformation physique ou chimique, il reste tel qu’il est naturellement, avec ses caractéristiques organoleptiques et nutritionnelles. A condition bien-sûr d’avoir été choisi:

  • de saison parce qu’il aura profité au mieux de ce que pouvait lui offrir la terre.
  • locaux pour être cueillis à maturité et rester aussi nourrissants que gouteux.
  • issu de l’agriculture bio plutôt que conventionnelle pour être exempt de produits phytosanitaire.
  • entreposé dans des conditions qui n’altèrent pas sa conservation.

Autre intérêt : si vous prenez le temps de manger les aliments en les mastiquant correctement (jusqu’à ce que le légume ou le fruit soit liquide dans la bouche), vous arriverez plus vite à satiété. En revanche, pensez à les consommer en début de repas car les fibres qui n’ont pas été ramollies par la cuisson peuvent irriter le tube digestif.

Notre organisme s’étant habitué au fil des siècles à absorber des produits cuits, il possède désormais moins d’enzymes nécessaires à la digestion de la cellulose.

Pour éviter les ballonnements, j’ai pris l’habitude de râper les légumes : courgettes, carottes, betteraves, ou de les émincer très finement à la mandoline. Et j’épluche systématiquement les tomates et les poivrons car leur peau est faite de telle façon qu’elle résiste à l’attaque des sucs gastriques.

En été plus qu’en hiver

La nature fait bien les choses. Alors que les journées s’étirent et se font de plus en plus chaudes, les légumes et fruits qui débarquent sur nos étals jusqu’au début de l’automne, répondent à notre envie de manger autrement. Plus simplement, c’est à dire moins préparé, et aussi plus légèrement, c’est à dire plus digeste. Et c’est vrai qu’en faisant le choix de manger cru, on zappe d’office pas mal de choses plus caloriques comme les pâtes, les céréales, les légumineuses etc… qui ne nous conviennent plus maintenant que notre organisme a besoin d’être rafraichi et hydraté.

Mes tips

Bien sûr si je vous dis « cru » vous allez tout de suite penser « salades » et vous aurez raison. Mais il y a aussi les jus. Mélanger légumes et fruits (pas en trop grande quantité car le sucre passe trop vite dans le sang) permet de varier les plaisirs et les textures. Et puis les soupes froides comme les gaspacho. En ce moment je me régale de concombre- avocat ou pousses d’épinard-avocat. Pour apporter un brin d’onctuosité, je mets un peu de purée d’amandes et je délaye avec de l’eau chaude… pas bouillante sinon c’est comme une cuisson et ce n’est pas ce que je cherche.

Cru mais pas tout à fait.

L’ami du crudivoriste, c’est le déshydrateur qui ne dépasse jamais la quarantaine de degrés à partir desquels les aliments perdent la plupart de leurs vitamines, minéraux et enzymes. J’en ai testé un cet hiver. Un modèle de chez Riviera & Bar. Encombrant, certes, mais avec suffisamment de plateaux pour avoir mon compte de fruits ou légumes séchés sans multiplier les fournées.

Bref, je me suis bien amusée. Pommes, fenouils, carottes, kalé… tout ce que mon frigo pouvait contenir de végétal y est passé. J’ai même fait mon bouillon de légumes. Mais là, entre le temps à éplucher et détailler les kilos de poireaux, céleri, persil et compagnie et les heures à charger et décharger les légumes, c’est du caviar mon bouillon !

Sinon il faut être patient car déshydrater prend du temps. Entre 4 et 12 heures selon les légumes, fruits ou oléagineux mais le résultat est tellement satisfaisant. Rien à voir avec ce que l’on peut trouver dans le commerce… même bio. Vous trouverez des infos sur les modèles disponibles, des recettes etc… sur le site www.deshydrateur.com

Taboulé de chou-fleur

  • 1 petit chou fleur
  • 1 pomme Granny Smith
  • 10 brins de ciboulette
  • 2 c à s d’huile d’olive
  • 1 c à s de vinaigre de miel
  • 1 citron
  • sel
  • poivre vert

Rincer le chou-fleur sous un filet d’eau froide. Le râper jusqu’au cœur sur la grille la plus fine de façon à obtenir une chapelure. Débarrasser dans un saladier.

Préparer la vinaigrette avec l’huile d’olive, le vinaigre de miel, le sel, le poivre et la ciboulette ciselée. Verser sur le chou-fleur pour le « fatiguer » un peu, mélanger et réserve au frais.

Presser le citron pour en recueillir le jus. Réserver. Lave rla pomme et la couper en quartiers pour ôter le trognon. La râper au robot et la mouiller avec une cuillère à soupe de jus de citron.

Ajouter au taboulé de chou-fleur et servir.

 

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