Detox

Pourquoi j’aime bien jeûner ?

15 juillet 2019

Jeûner, le jeûne, c’est une question très personnelle. 1000 raisons peuvent vous pousser à le faire. Améliorer sa santé, prendre du temps pour soi, réduire sa consommation de sucre, d’alcool, de tabac.

Réduire son stress, faire un break dans son quotidien. Ou plus simplement nettoyer son corps et son esprit. Leur offrir un grand reset. Offrir à son corps l’opportunité de se débarrasser de tous les déchets qui l’encombrent et le laisser respirer, se reconnecter, se remettre en marche et retrouver son fonctionnement naturel. Nos modes de vie urbain, loin de la nature, ancrés dans la vitesse et les multi-activités le malmènent.

Je jeûne pour moi.

Quelles que soient vos raisons, elles doivent provenir d’un désir profond. On ne jeûne pas pour faire comme ses copines, parce que les magazines féminins en parlent. Non, on jeûne parce qu’à travers cette expérience, on veut prendre en main son bien-être, sa santé. On jeûne pour prendre soin de soi et parce qu’on l’a décidé. Sinon, le stress crée par le jeûne aura des répercussions négatives et contre productives sur notre corps.

Et c’est exactement mon cas. Je jeûne car je suis convaincue que cela me fait du bien. Je sens mon corps heureux de cette expérience. Mon énergie et ma résistance en sont décuplées.

Le jeûne, porte d’entrée du lâcher prise.

Jeûner c’est accepté de baisser la garde, de reconnaître sa vulnérabilité et notre sensibilité. C’est accepter de laisser tomber pendant quelques jours ses habits de guerrière. C’est accepter que les ressentis corporels prennent la main. Notre corps va devoir s ‘adapter à l’absence de nourriture physique. Et c’est pour lui permettre de s’adapter à ce manque qu’on a besoin de lâcher prise.

Et c’est probablement la partie moins facile.

On a tellement été élevée avec l’idée qu’il fallait manger, pas sauter de repas que tout à coup laisser tomber la nourriture apparaît comme une hérésie. Nos comportements et habitudes alimentaires sont tellement ancrés en nous qu’ils sont devenus des programmes automatiques. Combien de fois mangeons-nous par habitude et pas parce que nous avons faim ? parce qu’une émotion négative, une angoisse, une peur nous a amenées à ouvrir la porte du frigo.

Pourtant, les effets bénéfiques du jeûne sur notre santé sont super nombreux.

Et notamment pour toutes les maladies liées à nos modes de vie trop sédentaire, au stress quotidien, à la surabondance alimentaire, à la mal bouffe industrielle, …

Parmi ces maladies, on retrouve : le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hyper tension, l’obésité, la dépression, l’ostéoporose, les douleurs articulaires inflammatoires … Tous ces troubles sont des manifestations d’un déséquilibre métabolique que le jeûne peut aider à réguler. J’ai bien précisé « aider » car le jeûne ne peut se substituer à une prise en charge globale de ces troubles dont il peut faire partie. Avant de se lancer dans un jeûne quand on souffre d’une de ses pathologies, il convient de vérifier avec votre médecin si cette pratique est ok pour vous.

Comment ça marche le jeûne ?

Dans le jeûne le corps recherche de l’énergie à partir d’éléments qu’il va recycler versus dans la nourriture extérieure. Il va donc devoir revenir à ses ressources personnelles. Pour maintenir un apport régulier en glucose dont nos cellules ont besoin, le corps va puiser dans ses réserves pour transformer nos stocks de glucose en énergie utilisable par notre organisme.

  • Durant les 24 premières heures du jeûne, le corps puise le glycogène dont il a besoin dans le foie et les muscles.
  • A partir de là, le corps va aller puiser dans les protéines et le glycérol des acides gras du tissu adipeux afin de les transformer en sucre pour maintenir les apports énergétiques de l’organisme. Le foie est amplement sollicité dans cette étape. Ce processus permet de régénérer les tissus musculaires car le corps privilégie la dégradation des tissus vieux ou abîmés. Le système digestif étant au repos, le corps va utiliser les protéines de surface de l’intestin laissant ainsi à la place à la mise en place de nouvelles cellules lors de la reprise alimentaire. Une vraie cure de jouvence pour nos intestins.
  • Au 3° jour du jeûne, le métabolisme bascule dans le jeûne longue durée. Le corps génère à ce moment là des corps cétoniques pour nourrir le système nerveux. Ainsi le corps épargne les protéines car les corps cétoniques sont constitués à 80% d’énergie issue des graisses et de 20% issue des protéines.

Notre corps est habitué aux manques.

No stress. En dépit de ce que nous croyons, le corps n’a aucun souci à gérer le manque. Il sait parfaitement s’autoréguler. C’est le trop plein qu’il a du mal à gérer. Or nous mangeons trop ce qui a pour effets d’encrasser notre corps et de gripper ses capacités d’auto régénération. On s’abîme avec le trop de nourriture surtout si elle est industrielle et qu’elle regorge alors de sucre, de sel et d’acides gras trans.

Il y a différents types de jeûnes.

Jeûne hydrique de prévention.

Il dure de 6 à 8 jours. Et il préférable de le faire dans un environnement dédié au jeûne dans un centre de cure ou pendant une retraite afin d’éviter les tentations et surtout d’adopter un rythme slow life. C’est en effet un moment idéal pour se connecter à la nature et surtout bouger. Impossible de jeûner et de bosser en même temps. C’est incompatible.

Jeûne intermittent

De 16h en général, on peut le pratiquer chez soi et une fois par semaine. Je supprime le dîner du dimanche soir et je recommence à manger le lendemain matin. Je m’assure ainsi de 16h de repos digestif. C’est une habitude que j’ai prise et je lui dois entre autre une super énergie et un poids super stable tout en m’autorisant les écarts qui me font plaisir.

Jeûne thérapeuthique.

D’une durée de 21 jours, il concerne les personnes souffrant de maladies. Et là, il est indispensable de le faire dans une clinique spécialisée dans le jeûne avec des médecins formés à ce type de jeûne comme la clinique Büchinger.

C’est une opportunité pour se reconnecter à soi

Et plus particulièrement de retrouver notre axe : corps – cœur – esprit. Car le jeûne aide à lâcher ses peurs et son mental. Il est le moment du corps, du ressenti corporel. On se rend compte que nous avons toutes les ressources à l’intérieur de nous pour faire face à presque tout. Tout est est là à l’intérieur de nous. Et cette découverte nous libère de la peur du manque, de l’échec. Elle nous permet d’accueillir le changement avec tranquillité et sérénité. C’est un puissant outil de reprise de confiance en soi.

J’ai choisi de jeûner dans un centre spécialisé en pleine nature. Pour la 2° année, je suis à la PENSÉE SAUVAGE dans le parc national du Vercors. La nature est magnifique et tous les matins, j’en profite lors des randonnées. L’équipe de naturopathes est super pros, les guides de nos randonnées nous emmènent à la découverte des sentiers et de la nature dont ils nous parlent avec passion. Le fondateur, Thomas Uhl, parle avec beaucoup de finesse et d’expertise de l’expérience du jeûne et son aura éclairée illumine ses conférences et l’esprit du lieu.

Il y a un autre centre super, la CLINIQUE BÜCHINGER, du nom du fondateur du jeûne thérapeutique, où je rêve de faire un jeûne aussi sur les bords du lac de Constance.

Pour en savoir plus.

Je vous conseille ces 2 ouvrages

 

 

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2 Commentaires

  • Avatar
    Répondre Stéphanie Roger 19 juillet 2019 at 23:00

    Très envie d’aller à la Pensée Sauvage dont on m’a déjà parlé.
    Merci pour cet article 🧡

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 20 juillet 2019 at 08:41

      Vous devriez c’est génial pour jeûner 🤗

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