Ménopause

Faire la paix avec son corps et arrêter de se maltraiter.

10 mai 2019

Je sais que ça raisonne un peu comme le nième sujet de développement personnel lu et archi relu dans les magazines. C’est surtout et avant tout un sujet qui nous touchent presque toutes à des degrés divers. Moi comprise. J’ai pendant longtemps expérimenté la guerre avec moi-même. Je ne me sentais jamais assez mince, musclée, grande, élancée, gracieuse, … la liste était tellement longue.

Nous ne sommes pas toutes égales face à la prise ou à la perte de poids.

Pas plus que sur la capacité de notre corps à se muscler. Pour certaines d’entre nous, c’est plus facile que pour d’autres. La faute à quoi ? A la combinaison de plusieurs choses : notre métabolisme, notre système hormonal, notre alimentation, les régimes trop draconiens, …

Ce qui est certain c’est que se comparer aux autres en permanence est la meilleure façon de se gâcher la vie. Surtout si vous vous fixez des objectifs impossibles. Et en général, nous sommes assez fortes pour créer l’image de la femme idéale que nous voudrions être sans tenir compte de notre nature. Alors, s’enclenche tout un système de frustrations lié à nos objectifs impossibles. On se rend malheureuse. On ne s’aime pas et on passe nos journées à se réprimander et à se juger. Résultat, on vit dans un système permanent de frustrations.

Des objectifs réalistes et réalisables.

C’est la condition sine qua none pour faire la paix avec soi. Se fixer des objectifs réalistes et réalisables. S’écouter davantage et bâtir un programme adapté à ses capacités quitte à le faire évoluer au fur et à mesure de ses progrès. Car à force de pratique on fait des progrès dans tous les domaines : cardio training, méditation, Pilates, yoga, …

Chercher à comprendre les points de blocage physiques et psychologiques à notre insatisfaction chronique. Où sont nos résistances ? Pourquoi finalement, je n’arrive pas à avoir la silhouette que je veux ? Quels mécanismes sont à l’oeuvre ? Comment les déjouer ?

Je sais qu’il n’est pas si simple que ça de répondre à ces questions. Au besoin, faites-vous aider. Le dialogue avec un thérapeute peut être vraiment salvateur. C’est souvent quasiment impossible de tout solutionner toute seule. Savoir demander de l’aide c’est avoir gravi la première marche vers la bienveillance de soi.

Mon programme pour renouer avec soi.

Je vous livre ici tout ce que j’ai expérimenté au fil des années sur le chemin de la bienveillance et de la réconciliation avec moi-même. Tout ce que j’ai appris des différentes personnes que j’ai eu la chance de croiser et qui m’ont aidée à progresser, à me débarrasser de cet état de jugement permanent et d’insatisfaction chronique dans lequel je me trouvais piégée. Voilà ce que j’ai appris et compris.

1/ On arrête de se juger

On débranche la petite voix intérieure toujours prête à juger et à nous murmurer ses pensées automatiques destructrices. Les fameux “tu es nulle” et “tu n’y arriveras jamais” qui nous plombent et empêchent toute estime de soi. Or nous en avons besoin de l’estime de soi. C’est un carburant essentiel au bonheur. C’est notre filtre à travers lequel nous percevons et interprétons le réel. Concrètement, on peut dire que l’estime de soi c’est l’affection et la bienveillance que l’on se porte. C’est notre capacité à accepter que nous ne sommes pas parfaites mais que nous avons des atouts que nous nous appliquons à valoriser.

2/ On retrouve de la confiance en soi

La confiance en soi est super importante pour avoir une bonne estime de soi. Elles marchent de pair en fait. Avoir confiance en soi, c’est avoir conscience de ses qualités, de ses aptitudes, de ses capacités et de ses différences. C’est savoir faire des choix et les assumer, aller de l’avant sereinement sans avoir peur d’échec. Croire en ses rêves et penser qu’ils peuvent se réaliser. Réaliser que nous créons l’histoire de notre vie.

Comment la réveiller ?

  • refuser les fausses croyances. 

    Héritées de notre enfance, elles nous pourrissent la vie. C’est ce que nous croyons qui engendre l’histoire que nous vivons et qui génèrent nos émotions. Elles sont reconnaissables facilement ces croyances. Elles disent des trucs du genre ” je dois tout faire à la perfection”, “je dois réussir tout ce que j’entreprends, échouer n’est pas une option”, “si j’admets mon erreur, je passe pour faible”,… Le plus simple est de tirer un trait dessus. Dès qu’elles arrivent, on les balaye de la main. Rappellez-vous le premier accord Toltèque ” que votre parole soit impeccable”. Car la parole est une force qui peut se retourner contre nous. Alors, on la manie avec précaution.

  • arrêter de médire sur soi. 

    Ne jamais retourner le pouvoir de la parole contre soi. “Que votre parole soit impeccable ” nous rappelle que la parole représente notre pouvoir créateur. Car elle détient le pouvoir magique de créer, parce qu’elle peut reproduire une image, une idée, un sentiment ou une histoire toute entière dans notre imagination. La parole est un pouvoir et aussi une arme de destruction massive. Si vous utilisez la parole pour élaborer une histoire faite de jugement et de rejet de soi, alors vous l’utilisez contre vous-même.

  • arrêter de se comparer aux autres.

    A la longue, c’est super néfaste car cela revient à nier sa personnalité, ses particularités. On peut être inspiré par des personnes mais cela ne doit pas tourner à l’obsession de la comparaison permanente génératrice de frustration. Et je sais combien c’est difficile à l’heure des réseaux sociaux. Mais c’est salutaire.

  • prendre soin de soi. 

    Massages, retraite de yoga, méditation, … autant de moments de bien-être rien que pour soi qui disent la valeur que l’on s’accorde à soi-même. S’engager pour soi, c’est un merveilleux chemin qui cultive la bienveillance et l’empathie pour soi et pour les autres. Ce n’est pas de l’égoïsme.

  • mettre en avant ses atouts.

3/ On se réconcilie avec son corps

Sans paix avec son corps, sans respect pour lui, sans écoute de ses besoins, on reste dans la frustration et l’image idéale inatteignable. J’ai bien conscience qu’il est difficile d’occulter des années de complexe qui ont complètement modifié le rapport que l’on a avec son corps. Rien n’est impossible car tout ce que nous créons avec notre sept critique peut être déconstruit avec de la bienveillance et de l’empathie envers soi-même.

On vérifie son métabolisme de base.

Le métabolisme de base, c’est l’énergie nécessaire pour maintenir notre corps actif et parfaitement fonctionnel. Celui-ci a, en effet, besoin de calories pour alimenter nos organes, nos muscles, pour maintenir notre température corporelle et assurer le renouvellement de nos cellules.

Dit autrement, c’est la quantité d’énergie que nous utilisons au repos ou le nombre de calories que nous brûlons quand nous ne faisons rien. Lorsque le nombre de calories absorbées par l’alimentation est supérieur à la valeur du métabolisme, il y a stockage du surplus sous de graisses.

Or avec l’âge, la sédentarité et une faible activité physique, le métabolisme ralentit. Résultat, le corps brûle peu de calories et stocke beaucoup.

Pour rester svelte et ne pas prendre de la graisse, il faut trouver le bon équilibre.

  • Soit en diminuant les calories absorbées
  • Soit en augmentant son métabolisme
  • Ou en faisant les deux, ce qui est l’idéal.

Pourquoi faire les deux ?

Avec l’âge, notre métabolisme de base a tendance à se ralentir du fait de la baisse du taux d’hormones. Cela veut dire qu’il brûle de moins en moins de calories. D’où la prise de poids si on ne change rien à son alimentation. La même alimentation à 30, 40 ou 50 ans ne produit pas les mêmes effets sur la balance.

Se lancer dans des régimes super restrictifs pour consommer de moins en moins de calories est dangereux et assez inutile. Car le corps adapte le métabolisme en conséquence. Il se met en mode économie. Et à un moment il va refuser les privations et se venger.

Il est donc plus malin à la fois de stimuler son métabolisme de base et d’adopter une alimentation qui permet à l’organisme de fonctionner à plein régime, de diminuer la masse grasse et de favoriser la masse musculaire. Car le muscle au-delà de ses fonctions de soutien des tissus est un gros consommateur d’énergie et donc de calories.

C’est pourquoi pour maintenir son poids à la ménopause, il faut entretenir voire augmenter sa masse musculaire.

Offrez-vous une balance à impédancemètre. Elle vous donnera votre métabolisme, le % de masse grasse et de masse maigre. C’est une allié de choc dans le contrôle du poids.

On fait un bilan hormonal complet

Une des principales hormones qui nous jouent des tours dans la régulation de notre poids est la leptine. C’est une hormone produite par les cellules graisseuses. Elle est souvent appelée hormone de la satiété ou hormone de la faim. Son but est de communiquer au cerveau l’état des stocks de graisses pour déclencher la faim ou la satiété. Elle joue aussi un rôle dans la régulation du métabolisme à long terme car elle signale au corps s’il doit brûler les stocks de graisses ou les conserver. Ce système est un régulateur de notre appétit et de notre consommation calorique.

Le problème est qu’à force de manger de façon automatique en faisant autre chose, on n’est pas vraiment à l’écoute de ses sensations corporelles. On n’écoute pas nos sensations de faim ou de satiété. On mange parce que c’est l’heure sans toujours avoir faim. Manger devient un réflexe et non un besoin. S’ajoute à cela les yoyos fréquents que nous faisons du fait de nos régimes à répétition qui dérègle ce mécanisme naturel entrainant le cerveau à devenir résistant à la leptine.

Les conséquences de la résistance à la leptine.

Quand le cerveau ne voit pas de signaux, il pense à tort que le corps est dans un état de famine. Il va alors donner l’ordre au corps de :

  • Manger plus : le cerveau pense qu’il faut manger plus pour ne pas mourir de famine,
  • Réduire le métabolisme : Le cerveau pense qu’il faut économiser l’énergie et va donc nous faire sentir un peu plus fainéant et va réduire les dépenses d’énergie au repos.

Pour l’éviter, on évite au maximum la nourriture industrielle très inflammatoire et les huiles végétales type huile de tournesol.

On veille à avoir un sommeil de qualité car la production de leptine peut être perturbée par un mauvais sommeil. Bien dormir est vraiment essentiel à la bonne santé. Un bon sommeil permet aussi de calmer la production de cortisol, l’hormone du stress. Le cortisol est vraiment l’ennemi de notre silhouette. Elle augmente la masse grasse, la rétention d’eau et fait perdre du muscle.

Pour bien se connaître, on demande à son médecin un bilan hormonal complet : hormones sexuelles, hormones de la faim, du stress, du sommeil, thyroïde, … on passe tout son système hormonal en revue pour s’assurer qu’il n’y a pas quelque part une anomalie pouvant expliquer la résistance du corps.

On observe ses écarts.

Souvent, il y a un décalage important entre ce que nous pensons manger et ce que nous mangeons réellement. Notre esprit a tendance à se rappeler du déjeuner léger un peu frustrant et oublie très vite le grignotage juste avant ou juste après. Quand on pense sincèrement faire tout bien pour contrôler son alimentation et que notre balance refuse obstinément de bouger, alors on se munit d’un petit carnet alimentaire. On note pendant 2 ou 3 semaines tout ce qu’on mange et boit y compris et surtout en dehors des repas. C’est un super exercice. En général, on est assez étonnée de découvrir la quantité de nourriture que l’on ingère à l’insu de son plein gré.

On repère si son alimentation n’est pas assez calorique.

Toutes nous avons intégré que manger peu fait perdre du poids. Mais cela ne tient pas sur la durée. En privant son organisme, on change son métabolisme. Moins on apporte au corps de calories, plus il va s’adapter et se mettre à fonctionner en mode économique.

Résultat, il brûle de moins en moins de calories et il réduit ses dépenses énergétiques de base. Il entre en résistance pour se préserver rendant la perte de poids de plus en plus difficile. Au moindre écart, il en profite pour stocker. Si vous êtes dans ce cas, il faut réhabituer votre corps à brûler de plus en plus de calories en mangeant progressivement un peu plus et plutôt des protéines animales maigres.

Mon conseil : adopter une alimentation paléo privilégiant les légumes, les protéines et les fruits et faisant l’impasse sur les sucres rapides, et les céréales.

On fait du sport.

Oui je sais que là je vais perdre un certain nombre d’entre vous. Mais je sais que le sport est incontournable pour se sentir bien. Ce n’est pas qu’une question de silhouette et de musculation. C’est une question de bien-être global. La sédentarité est l’ennemi absolu de la bonne santé à tous âges et encore plus à partir de 50 ans.

Se dépenser est donc vertueux pour la silhouette et sa santé au global. A condition de choisir les bons sports adaptés à votre condition physique et vos objectifs. Il est bon d’associer une activité de cardio training à de la musculation active qui fait travailler toutes les chaînes musculaires. Cela permet de d’augmenter son métabolisme de base et de continuer à brûler des calories après l’entrainement.

Il faut le faire régulièrement. Rien ne sert de faire une séance de sport tous les 15 jours. C’est 2 à 3 fois par semaine pendant 1H. Un conseil quand vous commencez. Faites une séance avec un coach qui va définir avec vous les bons exercices à travailler et la bonne fréquence cardiaque pour le cardio training. N’hésitez pas à aller à des cours collectifs. L’effet d’entrainement et de stimulation du groupe est super efficace.

4/ On adopte le principe de gentillesse et de bienveillance envers soi.

Et ça, cela passe par définir un idéal raisonnable, des objectifs réalistes et réalisables que je peux atteindre quitte à les faire évoluer au fil des progrès et de ses envies.

Moi, par exemple, je me suis fixée comme objectifs :

  • De maintenir mon poids stable : depuis mon jeûne l’été dernier, j’y arrive enfin.
  • De développer mes muscles et la fermeté de ma silhouette. Ma pratique sportive régulière (3 fois par semaine) me permet de progresser et de revoir mes objectifs à la hausse.
  • D’entretenir ma souplesse : merci le yoga
  • De gagner en explosivité pour être capable de tenir au yoga les petites séquences de montée de genoux de certains krya, spécial clin d’oeil à mon coach qui patiemment m’a appris le rebond et la gestion de l’effort.

Et compte-tenu de mes fragilités et de mes blessures, j’ai renoncé à la boxe totalement contre indiquée pour mes cervicales ainsi qu’à toutes les positions inversées au yoga. Pas grave, je m’amuse différemment et je me trouve d’autres challenges sportifs.

J’ai donc adapté ma pratique à ma condition physique qui au fil du temps s’améliore m’autorisant à augmenter mes aspirations et mon niveau. Les jours où je suis en manque d’énergie je m’accorde une pose sans me juger ni m’engueuler. J’écoute davantage mon corps et je respecte ses besoins. Et je m’accorde quelques écarts en évitant toujours de les cumuler. Je suis devenue plus indulgente envers moi-même.

 

 

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6 Commentaires

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    Répondre POYEN 11 mai 2019 at 08:25

    Merci pour votre article, cela rebooste le moral bien que gros travail sur soi pour se sentir “vivre léger et en accord avec soi-même”, pas facile de penser à soi sans frustations….Merci de votre présence😉

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 12 mai 2019 at 17:50

      Merci de me suivre et de votre message.

  • Avatar
    Répondre Obadia sophie 12 mai 2019 at 18:02

    Coucou Natacha, beau boulot. Bravo.C’est bien gentil de nous faire profiter de tout cela. Bises

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 12 mai 2019 at 18:57

      Coucou Sophie, super merci de ton message. Ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles. Bravo pour tes interventions à l’heure des pros. Tu es top. Bises.

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    Répondre Marie MARCEL 21 juin 2019 at 10:01

    Bonjour Natacha, depuis quelques jours je visionne votre site avec grand intérêt. Je ne vous connaissais pas, j’ai retenu votre nom lors d’une intervention que vous avez faite à un magazine TV. Un grand merci d’avoir enfin une personne comme vous qui nous accompagne au sujet de la période pré ménopause et ménopause car dans les faits , dans la vie, je trouve que nous sommes peu accompagnés par autant de conseils judicieux pour nous aider. Même certains gynécologues et médecins sont finalement peu à l’écoute de tous ces troubles qui peuvent vraiment nous rendre la vie plus difficile. Personnellement je ne suis pas encore ménopausée mais je ressens les troubles d’avant ce stade et ce sont les troubles du sommeil qui me gâchent la vie avec donc cette fatigue chronique et un petit moral certains jours… j’étais justement en quête de modifier certaines choses dans mon alimentation, mon rythme de vie quand je tombe sur vous sur YouTube et cette émission tv. Pas de hasard…
    D’autant plus que je suis psychopraticienne en Thérapies brèves et hypnothérapeute et que j’accompagne certaines femmes aussi sur cette période délicate de leur vie.
    Donc un grand merci pour nous accompagner de cette belle façon et vous êtes assurément un bel exemple de la belle cinquantaine en forme et sereine! Désormais je vais vous suivre de plus près 😉 belle continuation. Marie

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 21 juin 2019 at 10:52

      Bonjour Marie, mille mercis de me lire et de votre commentaire si gentil. L’accompagnement de la ménopause et surtout la perception même de la ménopause sont un vrai sujet de société dont les femmes doivent s’emparer. Plus question de se laisser imposer cette vision dégradée de la femme à un moment de changement hormonal guère plus grave que celui de l’adolescence. Non, la ménopause n’est pas une maladie qui signe la fin de la désidérabilité sexuelle des femmes. C’est un combat que j’ai décidé de porter pour faire éclater ce tabou qui pèse sur nos épaules. Si vous souhaitez recevoir ma newsletter hebdomadaire, il vous suffit de laisser votre mail dans la case prévue à cet effet sur mon blog. Très belle journée d’été. Natacha

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