Bien-être

Cellulite, y-a-t-il de bons et de mauvais aliments ?

27 février 2019

S’il y a bien quelque chose qui nous empoisonne la vie, c’est bien la cellulite.  Et on ferait tout (ou presque) pour s’en débarrasser. Rien de plus décourageant que la peau d’orange qui s’installe plutôt sur le bas du corps et se révèle vraiment difficile à faire partir.

La bonne nouvelle c’est que grâce à l’alimentation et à quelques bons réflexes d’élimination, on peut limiter son apparition voire s’en débarrasser.

Ennemi n°1 : l’excès de sucres.

Je vous l’ai dit de nombreuses fois, le sucre est notre pire ennemi à la fois pour la silhouette et la peau. Et ici, je veux parler des sucres dits rapides dont le plus connu est le saccharose de notre bon vieux sucre blanc. Ces sucres-là sont terribles pour notre santé. Ils favorisent la glycation des protéines. Comprenez, le durcissement type « caramélisation » des tissus. Le collagène devient de moins bonne qualité et les processus de fibrose, dont la cellulite, augmentent.

Insuline et stockage des graisses.

Ces sucres d’absorption rapide ont tendance à favoriser des sécrétions brutales d’insuline dans notre corps. Et ce sont ces pics d’insuline qui déclenchent le stockage des graisses dans nos adipocytes c’est-à-dire nos cellules graisseuses. Alors, supprimez pour toujours les sucres rapides de votre alimentation. C’est une des habitudes alimentaires les plus efficaces contre les graisses localisées en bas du corps ( culotte de cheval, cuisses, et fesses). Sucreries, barres chocolatées, viennoiseries, farines blanches de toutes sortes auront tendance à aggraver la cellulite.

Attention aux sucres cachés.

La nourriture industrielle en est gorgée y compris dans des aliments où vous ne vous attendez pas à en trouver. Jambon sous vide, mozzarella, … difficile d’éradiquer le sucre de notre alimentation. Et pourtant, même si cela demande un peu de vigilance et d’attention, c’est vraiment nécessaire à la bonne santé de notre organisme et tout bénéfice pour notre silhouette.

Privilégier les bonnes graisses.

Et oui, ça existe et c’est même une distinction fondamentale à intégrer car notre organisme a besoin de graisses. Mais les bonnes. A savoir les graisses insaturées comme les Oméga 3 qui assouplissent les membranes cellulaires et favorisent les échanges d’absorption et d’élimination dans les tissus cellulitiques qui généralement en ont besoin.

Quels sont les bonnes graisses ?

Ce sont celles qui sont riches en acides gras insaturés comme les huiles de 1ere pression à froid de noix, colza, lin, chanvre, cameline, les salades, les poissons comme le saumon, le thon, le maquereau.

Et les mauvaises ?

Essentiellement les graisses cuites.

Ennemi n°2 : le sel

Il retient l’eau dans les tissus. Et favorise les œdèmes et autres gonflements disgracieux. Notre alimentation est trop salée, trop riche en sodium surtout si vous consommez des aliments et plats industriels préparés.

Favoriser l’élimination.

Notre organisme est bien fait. Nous avons des organes d’élimination naturels qui ne demandent qu’à faire leur job. Certains aliments favorisent leur bon fonctionnement.

  • Le rein est stimulé par les endives, le fenouil  les asperges, des aliments qui luttent contre la rétention d’eau associée à la cellulite.
  • Le colon est stimulé par des aliments riches en fibres : céréales semi-complètes, pruneaux, graines de lin, poireaux, … et tous les fruits et légumes.

Faites vérifier votre thyroïde

Parfois le fonctionnement de la thyroïde est faible sans pour autant tomber dans la maladie qu’est l’hypothyroïdie. La combustion des calories peut alors être ralentie. Les algues alimentaires riches en iode peuvent être bienvenues dans ces cas.

Le sport, le sport, le sport.

Il faut savoir que la cellulite gêne la circulation lymphatique en comprimant les vaisseaux et la mauvaise circulation lymphatique des jambes va favoriser l’apparition de cellulite.

Alors Bouger.

L’activité physique, le sport, c’est la clé de la bonne circulation lymphatique. La lymphe à la différence du sang n’est pas directement pompée par le cœur. Ce sont les mouvements du corps qui mettent en action la circulation de la lymphe. Si vous ne bougez pas assez, la lymphe circule mal et le retour lymphatique est ralenti. Il en résulte un mauvais drainage de l’eau qui réside entre les cellules de nos tissus. Ces tissus se mettent alors à gonfler, et ce d’autant plus facilement qu’ils se situent en bas du corps. Les chevilles qui enflent et les genoux qui gonflent avec formation d’un petit bourrelet sur le dessus du genou sont les premiers indicateurs d’un problème de circulation lymphatique. Cela se traduit par des jambes en poteaux.

En plus, c’est double peine car non seulement, vos chevilles et vos jambes gonflent mais tout votre organisme s’encrasse. Il ne se détoxifie pas comme il le devrait et à terme, vous créez un terrain inflammatoire. Donc l’activité physique est indispensable.

Mixez les sports.

Du cardio pour transpirer, éliminer les toxines et faire circuler la lymphe et le sang, de la musculation pour booster la contraction des vaisseaux et muscler votre réseau de capillaires veineux. Du yoga et du Pilates pour délier les articulations, travailler la souplesse du corps.

Les bons aliments anticellulite.

Ail, Amande, Anis, Artichaut, Asperges, Aubergine, Avoine, Baies, Basilic, Betteraves, Brocolis, Carottes, Céleri, Céréales complètes, Cerises, Champignons, Chou, Coriandre, Cresson, Cumin, Curcuma, Épinards, Estragon, Fenouil, Figues, Fraises, Germe de soja, Gingembre, Graines de lin, Grenades, Haricots verts, Kakis, Laurier, Légumes verts, Menthe, Moutarde, Navets, Noix, Oignons, Origan, Paprika, Pêches, Piments, Pissenlit, Poireaux, Poires, Pois, Poivre, Poivrons, Pommes, Potiron, Prunes, Radis, Raifort, Raisin, Riz basmati, Romarin, Rutabaga, Sarriette, Sarrazin, Soja, Tomate, Topinambour.

Il n’y a pas un aliment anti cellulite mais des causes connues et contre lesquelles l’alimentation peut apporter sa part d’amélioration. Et elle est importante. Son efficacité est loin d’être négligeable. La condition est la régularité et les changements d’habitude durables. Comme toujours, il faut aussi savoir l’adapter à chaque cas particulier.

 

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