Bien-être

Belle à 50 ans.

6 février 2019

Pourquoi parler de cet âge en particulier comme s’il était plus stigmatisant qu’un autre ?

C’est la question que je me suis posée quand autour de moi je voyais tant de femmes pas très bien à cette période de leur vie ou envisager ce tournant avec difficulté même parmi celles qui n’avaient jamais vraiment été obnubilées par leur âge.

Belle à 50 ans, c’était le thème de la Quotidienne de France 5 mi-janvier à laquelle j’étais invitée pour parler de ce sujet que je connais bien et que vous pouvez regarder ici.Vos remarques, commentaires, questions, encouragements, félicitations après l’émission, m’ont confortée dans la nécessité de libérer la parole autour de la ménopause et de ses incidences sur nous, les femmes de 50 ans et plus.

Que se passe-t-il à 50 ans ?

Un changement hormonal puissant. Aussi fort que celui que nous avons connu à l’adolescence dont il est l’exact miroir opposé. C’est un bouleversement qui arrive progressivement pour la plupart des femmes entre 45 et 50 ans. Cette période de changement hormonal a des incidences sur le mental et le corps.

Sur le mental car toute modification du fonctionnement de notre système hormonal se traduit par des modifications de notre métabolisme. On peut se sentir fatiguée, irritable, déprimée, … sans savoir pourquoi.

Sur le corps, car c’est tout le fonctionnement du métabolisme qui est impacté et qui doit donc se réajuster. Les fonctions d’élimination et de régulation sont bouleversées. Notre métabolisme de base commence à ralentir. Nous brûlons moins de calories et donc à assiette égale, nous prenons du poids. Notre peau perd de sa souplesse, de sa tonicité, de sa lumière. Résultat, on a le teint moins frais et l’air plus triste.

2 grandes raisons de détester la ménopause.

La plus immédiate, ce sont les désagréments physiques auxquels on peut apporter des réponses naturelles et qui sont tout à fait surmontables. La plus ancrée et la plus lourde, la signification sociale de ce mot à savoir l’exclusion du champ de la séduction et de la désirabilité. C’est là que je me suis rendue compte de la charge symbolique de cette transition corporelle. Le sentiment de beaucoup de femmes de devenir invisible.

Autant l’adolescence qui est aussi un moment de transformation corporelle majeure est associée à la naissance de la séduction, de la féminité et de la désirabilité sexuelle. Autant la ménopause est associée à une petite mort, à un retrait de la sphère de la séduction. Inacceptable me direz-vous ? Certes mais tellement présent dans la mémoire collective féminine.

Changer le paradigme de la ménopause.

C’est une nécessité absolue. Il n’y a aucune raison de se laisser enfermer dans le discours dominant qui emprisonne les femmes et les amène à construire une image dégradée d’elle-même. Heureusement tout état de fait, toute pensée collective peut se déconstruire au profit d’une autre.

Et c’est ce que j’ai décidé de faire. Déconstruire cette association “ménopause-invisibilité des femmes”, décharger ce changement métabolique de sa dimension excluante pour les femmes, de la stigmatisation sexuelle qui y est associée.

Moi je vous propose plutôt de considérer la ménopause au même titre que l’adolescence comme une nouvelle étape de vie du corps et de l’esprit menant à des changements qui sont super gérables et qui ne sont en rien un moins par rapport à avant. Des changements qui n’ont aucune incidence sur notre séduction, notre visibilité, notre sexyness.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de fatalité à entrer dans ce cercle vicieux. En suivant quelques règles simples on peut y échapper et redresser la barre.

Et donc belle à 50 ans c’est plus que super possible mais ça se prépare et ça s’anticipe.

Et derrière belle j’entends bien car le plus important est de se sentir bien avec soi-même dans son corps et dans sa tête.

Comment se préparer au cap des 50 ans ?

Certainement pas, en évitant le sujet ou en optant pour la stratégie de l’autruche. Là, c’est la double peine assurée, du poids en plus et le moral dans les chaussettes.

En revanche, en privilégiant une hygiène de vie rigoureuse que l’on s’applique à tenir avec un peu de discipline, on passe beaucoup plus facilement le cap.

De quoi est constituée cette hygiène de vie ?

Elle s’organise autour de 3 piliers : l’alimentation, l’activité physique et le soin de la peau.

1/ L’ALIMENTATION, c’est le cœur de la bonne santé. Ce que nous ingérons nous préserve jeune et plein d’énergie ou au contraire accélère notre vieillissement.

Pourquoi prendre soin de son alimentation lors de la ménopause ?

Parce que notre appétit change

Tout d’abord, à la ménopause, notre métabolisme de base se modifie. Il ralentit. Ce qui fait que notre corps va dépenser moins de calories lorsqu’il sera au repos qu’auparavant. Donc si on continue de s’alimenter de la même façon, on prendre du poids mécaniquement car notre corps brûle tout simplement moins de calories.

En plus de ça, petit à petit, notre taux d’œstrogènes chute. Conséquence ? Notre appétit est perturbé, et nous avons moins rapidement la sensation d’être arrivée à satiété. Et c’est là que le bât blesse : nous pouvons avoir faim beaucoup plus rapidement qu’avant !

Ce sont tous ces changements qui font qu’on peut prendre du poids à la ménopause; en moyenne 1 à 2 kg lorsque la ménopause commence, puis, souvent, 500g par an. Les graisses viennent en général se stocker autour de la taille ce qui modifie la silhouette. Et l’allure générale car quand on prend du ventre on est obligé de changer son style vestimentaire.

Alors pour éviter toute prise de poids à la ménopause, il faut surveiller son alimentation. Il n’y a pas le choix, c’est super obligatoire.

Parce que les os et les muscles changent aussi

Avec l’apparition de la ménopause, on constate souvent aussi que la masse osseuse et la masse musculaire des femmes diminuent. Nos muscles sont moins fermes, et les os deviennent moins solides.

C’est une raison supplémentaire de surveiller son alimentation.

Parce que votre moral en dépend !

Vous savez ce qu’on dit de notre estomac ? Qu’il est “notre deuxième cerveau”. Lorsqu’il a des problèmes, il traduit souvent nos humeurs. Et inversement, la nourriture que l’on consomme va beaucoup influencer notre état d’esprit.

Avec la chute du taux d’hormones dans notre corps, à la ménopause, on peut souvent avoir des baisses de moral. On sent notre corps changer, on se sent moins attirante, moins féminine… Dans ce contexte, prendre soin de son alimentation, c’est aussi garder la pêche, le moral, le sourire en toute circonstance.

Alors comment faire ?

Mangez moins et lentement.

  • On divise son assiette par 2 car le surplus de calories se traduit par une hausse du poids.
  • Lentement pour favoriser la satiété. La satiété c’est un état physiologique. C’est notre organisme qui après avoir reçu les apports énergétiques dont il a besoin, envoie au cerveau le signal de la satiété. Le centre de l’appétit et de la satiété est localisé dans le cerveau au niveau de l’hypothalamus. Cette glande a besoin d’un neurotransmetteur secrété pendant la mastication pour transmettre le message de la satiété. Ça intervient 15 à 20 minutes après le début de la mastication. Donc plus on mange vite, plus on perturbe les signaux de la satiété et donc plus on mange de grosse quantité.

On est ce qu’on digère.

Alors, on chouchoute ses intestins, notre 2° cerveau. Fonction centrale du corps. Permet de nous recharger en énergie, en matériaux de construction pour nos cellules.

Pratiquez le decrescendo alimentaire : petit-déjeuner copieux, déjeuner conséquent et dîner léger.

  • Le petit-déjeuner est le point de départ de notre journée. Il influe sur notre forme physique tout au long de la journée. Idéalement, il doit comporter un fruit frais + une tranche de pain intégral au sarrasin ou à l’épeautre, un œuf, un café ou un thé vert. Ou autre option un toast à l’avocat en veillant à prendre du pain complet, à le faire griller et à ajouter un oeuf poché dessus.
  • Le déjeuner : priorité aux légumes, aux hydrates de carbone et aux protéines végétales en privilégiant les céréales et grains complets. Donnez la part belle aux légumes (60% du repas) de sorte que l’organisme puisse brûler et utiliser les calories ingérées.
  • Le dîner : le plus léger et le plus tôt possible car la nuit nous dépensons peu de calories. Si le dîner est trop riche ou trop près du coucher, l’excès de calories est stocké sous forme de réserves énergétiques au cours de la nuit.  Et à terme, il se stocke sur les hanches, le ventre, les bras, … Au contraire, si le dîner est léger, l’organisme utilise les réserves pendant la nuit et nous perdons du poids. Donc dîner léger à partir d’aliments non stockables = protéines maigres, animales ou végétales et légumes cuits vapeur ou grillés ou soupe de légumes.

Habituez-vous au repos digestif hebdomadaire de 16h

Chaque semaine, on prend l’habitude de supprimer le repas du soir. Moi j’ai choisi de supprimer le repas du dimanche soir. A partir de 15h le dimanche après-midi, je ne mange plus rien jusqu’au lendemain matin 7H.

Donnez la priorité aux légumes et aux fruits.

Sans oublier les protéines qui sont super importantes pour nos cellules. Mais pas que animales végétales aussi. Et aussi les corps gras comme l’avocat et les bonnes huiles olive, lin, colza, noix, noisettes,…

Jeûner une fois par an

Faites un jeûne tous les ans encadré dans un centre spécialisé. C’est un formidable ticket vitalité, forme et dynamisme.

Nos ennemis :

1/ le sucre raffiné sous toutes ses formes sauf celui des fruits.

Il déclenche un processus chimique via le pancréas de sécrétion d’insuline qui favorise les pics glycémiques responsable des fringales qui pousse à reprendre du sucre. Le sucre appelle le sucre. C’est une drogue dure qui favorise le stockage des graisses et les comportements compulsifs.

En plus le sucre favorise les rides en activant un processus chimique terrible, la glycation qui entraîne dans le derme une rigidification voire une rupture des fibres de collagène et d’élastine qui assurent le maintien cutané. Résultat, la peau perd de sa souplesse, les rides arrivent accompagnées d’une coloration un peu jaune.

2/ les produits industriels préparés pour leur teneur en sel, en sucre et en acides gras trans, l’ennemi de nos artères et de la bonne santé de notre métabolisme.

3/ les fritures, les cuissons à très haute température.

2/ L’ACTIVITE PHYSIQUE

 Elle est indispensable à la bonne santé et à la silhouette.

Idéalement, elle doit se répartir entre 3 types d’activité :

  • Une activité avec sudation pour booster l’élimination des toxines. La peau, au même titre que le foie, les reins et le poumon, est un émonctoire qui permet d’évacuer les toxines emmagasinées dans le corps. Le cardio training est l’activité vedette en matière de sudation. Vous pouvez le pratiquer dehors ou en salle, sur des tapis de course ou des elliptiques, minimum 30 minutes d’activité soutenue.
  • De la musculation car le muscle consomme de l’énergie et des calories. Et il permet aussi de tenir les tissus et est un bon atout de maintien de la peau. Quelque part, développer du muscle permet en partie de compenser le relâchement naturel des tissus suite à la baisse de production des œstrogènes et donc du collagène et d’élastine.
  • Une activité pour la souplesse des articulations et la posture type Pilates ou yoga.

3/ LE SOIN DE LA PEAU.

  • Le double nettoyage tous les soirs, c’est la clé de la belle peau. Il est essentiel de nettoyer sa peau et pas uniquement de la démaquiller. Pour ce faire, on commence par appliquer une huile démaquillante pour enlever les particules fines de la pollution qui se collent à la peau. Puis on applique un lait démaquillant pour enlever les traces de maquillage résiduelles. Idéalement, on finit le nettoyage de la peau par une lotion hydratante à l’acide hyaluronique.
  • Les sérums ou huile de soin, avec des actifs anti-âge pointus comme l’acide hyaluronique, la vitamine C, la vitamine E. Ce sont des soins indispensables à ajouter à votre routine de beauté. La peau a besoin d’être nourrie et réparée. Les huiles et les sérums ont des concentrations en actifs supérieures et des formulations qui favorisent la bonne pénétration des actifs dans la peau.
  • La médecine esthétique, on n’hésite plus à demander conseil à un dermatologue spécialiste sur les procédures existantes qui permettent de rebooster la densité et l’éclat de la peau, de corriger les signes de l’âge qui nous gênent.
  • Les compléments alimentaires antioxydants et régénérateur des tissus. Il y a une offre phlétorique en la matière. Demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin.

 Et on fait régulièrement avec son médecin un bilan sanguin pour vérifier que tous ses fondamentaux sont ok sans oublier le système hormonal, la thyroïde, le cortisol et la DHEA. Ensuite, on peut envisager de prendre des compléments alimentaires pour suppléer des déficiences en vitamines A, E, C et D. Mais c’est mieux de vérifier avant.

50 ans, c’est super !!!

Et ne laissez personne vous donnez à penser que désormais vous êtes invisible. C’est super archi faux. Alors, haut les coeurs, il revient à chacune d’entre nous de prendre les rênes, de décider, une bonne fois pour toutes, de se faire confiance et plaisir. La ménopause n’est ni une maladie ni un drame, juste un ajustement hormonal. Et il existe plein de solutions pour aider notre organisme à s’y adapter. N’hésitez pas à me poser toutes les questions qui vous taraudent, je vous répondrai avec plaisir.

 

 

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2 Commentaires

  • Répondre joelle 9 février 2019 at 17:50

    je vous ai découvert lors de cette émission ! et depuis je suis votre blog : un grand merci pour tous vos articles toujours intéressants et enrichissants ; BRAVO

    • Natacha Dzikowski
      Répondre Natacha Dzikowski 9 février 2019 at 19:05

      Bonjour Joelle, mille mercis de me suivre et de vos encouragements qui me touchent beaucoup. Natacha

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