Ménopause

50 ans et invincibles.

3 mai 2019

Je ne sais pas vous, mais moi j’en ai marre d’entendre parler des « femmes de 50 ans » comme si nous étions une tribu particulière. Marre du cliché de l’invisibilité des femmes qui entre dans la cinquantaine. Et ce qui est le plus triste c’est que des femmes en arrivent à le penser et à le vivre comme un fardeau. Et tout ça, à cause de quoi ? la ménopause.

Eh oui, on en revient toujours à cette fameuse ménopause. Ce n’est pas une maladie juste un changement hormonal. Le miroir inversé de celui que nous avons connu à l’adolescence. Certes, mais alors pourquoi est-il autant stigmatisé ? Parce que derrière la ménopause se joue toute une construction sociale par rapport à la féminité et au corps des femmes sous-tendue par des représentations et des normes qui n’en finissent pas de nous plomber.

50 ans, le déni de la place sociale des femmes.

C’est une réalité sur le marché du travail car c’est l’âge auquel les femmes se heurtent le plus au plafond de verre et où elles connaissent aussi plus souvent le chômage.

C’est réel aussi dans la sphère culturelle et sociale. Combien de « role models » féminins de 50 ans ? d’actrices de 50 ans et de grands rôles ? Hormis quelques américaines, toujours les mêmes citées partout en exemple. Si on fait abstraction de Michelle Obama, Sheryl Sandberg et Oprah Winfrey, qui reste-t-il ? Pas grand monde.

Le culte de la jeunesse est là et bien ancré dans tous les interstices de notre société. Sauf que ces vieux clichés de la ménopause d’antan ne nous vont pas et que nous n’avons pas à les adopter. A nous d’écrire l’histoire telle que nous avons envie de la vivre. Et au passage, vous noterez que les hommes ne sont jamais questionnés sur leur fertilité, alors qu’elle diminue aussi.

La ménopause n’est pas une étape centrale du vieillissement.

Là réside la pierre angulaire de l’aliénation collective autour de la ménopause. C’est une construction culturelle et masculine qui vient de la liaison entre le désir et la capacité reproductive. Dès que le corps n’est plus en mesure d’assurer la reproduction, il n’a plus d’utilité sociale et donc il disparaît. Sauf qu’aujourd’hui, nous ne raisonnons plus comme ça si tant est que nous ne l’ayons jamais fait. Pourquoi les femmes de 50 ans et + n’auraient-elles pas de désir sexuel ?

La ménopause est une construction sociale

Dans son ouvrage « La fabrique de la ménopause », la sociologue Cécile Charlap nous montre comment la ménopause est une construction culturelle apparue au XIX° siècle qui réduit les femmes au biologique et à la reproduction. Comment dans notre société, la féminité est articulée autour des notions de jeunesse, de fécondité et de procréation.

La norme du corps fécond.

C’est celle qui est imposée au corps des femmes. L’ode à la maternité est un pilier des magazines féminins. On ne compte plus les couvertures de magazines de célébrités enceintes. Alors quand les femmes ne peuvent plus performer sur ce terrain-là, elles se retrouvent et se sentent exclues du marché amoureux. Car la ménopause non seulement rime avec exclusion du corps fécond mais est aussi associée à des transformations du corps qui le rendrait moins désirable. Ce stéréotype du féminin et de la désirabilité des femmes associé au corps fécond a la vie dure.

La dramatisation de la ménopause.

Second grand stéréotype qu’on entend à longueur de journée, la ménopause serait – presque – une maladie ou du moins comme un passage à risque dans la vie d’une femme.

Le corps médical en fait presque une maladie en la présentant en terme de symptômes, de risques pour la santé, de pathologie. Ce que ce n’est pas. C’est certes une modification de notre système hormonal qui entraine un ajustement de tout notre métabolisme. Mais rien ne justifie la dramatisation qui en est faite. Comme toute période de changement métabolique, elle demande un suivi médical de précaution et de prévention qu’il est super important de faire. Mammographies, frottis, échographie ovarienne tous les 2 ans au maximum voire tous les ans en fonction de vos antécédents familiaux.

Un faux tournant de vie.

Pourquoi cet ajustement hormonal est-il présenté comme un tournant de vie, un amoindrissement de la femme, un déclin ? A cause des représentations du féminin associé au corps, à la reproduction, au domaine émotionnel, à la sphère de l’intime. A partir du moment où la fonction reproductive du corps s’arrête, la femme deviendrait plus fragile.

Il y a donc urgence à déconstruire ce mythe et à sortir de cette représentation de la ménopause comme une exclusion sociale des femmes. Les femmes doivent s’autoriser à le faire et doivent porter cette parole. C’est nous qui devons parler de la ménopause dans des termes que nous aurons choisis sans nous laisser imposer des vieilles images. Nous devons refuser l’invisibilité et choisir l’invincibilité.

Le chemin de l’invincibilité

A 50 ans, on est beaucoup plus libre que les décennies précédentes. On se connaît mieux. On a réalisé des choses dans notre vie, on ne part pas de rien avec tout à construire ou à prouver.

Ce qui nous colle à la peau c’est la puissance des archétypes.

Devenir invincible, c’est rejeter ces archétypes et penser par soi-même, écouter son propre désir. Se convaincre que non la ménopause n’est pas le début de la fin. C’est le début tout court d’une période passionnante où nous sommes libres de vivre selon notre bon vouloir avec mille fois moins de contraintes et d’obligations. Une période pendant laquelle on peut inventer, on peut s’autoriser à aller vers ce qui nous fait vraiment plaisir, loin des stéréotypes et des rôles qui nous étaient plus ou moins imposés.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai crée mon blog dédié aux femmes de 50 ans dans lequel je pose un regard positif sur notre âge. Car je suis convaincue que 50 ans c’est un super âge. J’apporte aux femmes des réponses simples et pratiques sur les questions de bien-être, de santé et de beauté qu’elles se posent. J’ai aussi créée une rubrique Work, dans laquelle je donne la parole à des femmes qui ont changé de vie. Des femmes qui ont sauté le pas pour aller vers ce qui leur semblait plus juste pour elles.

C’est un chemin qui demande de la pratique, des efforts.

#1 / Arrêter de se juger et de se tyranniser.

Devenir son meilleur ami. Se pardonner et s’autoriser le doute, les erreurs, les hésitations, … Apprendre à s’aimer et surtout à voir nos qualités plutôt que nos présupposés manques ou défauts.

Prendre conscience du pouvoir de la parole sur nous et sur les autres. La parole est une force. Avec la parole, nous pouvons créer des histoires magnifiques. Et quand on la tourne contre soi-même, elle peut  détruire tout ce qui se trouve autour de nous et engendrer notre enfer personnel.

En chacune de nous résident à la fois le tyran, le juge et la victime. Avoir conscience de la manière dont on s’exprime est super important. Ne pas parler pour médire de nous ou des autres, ne pas utiliser la parole pour fabriquer une histoire faite de rejet de soi et de jugement. Arrêter de nous déclarer coupable et de nous punir.

Apprendre au contraire à faire de la parole une allié, une force.

#2/ Faire la paix avec soi et s’accepter.

Je connais peu de femmes qui s’aiment vraiment, qui sont satisfaites d’elles. Moi la première. Mais j’ai appris que toujours s’en vouloir de quelque chose, que rechercher la perfection, inatteignable par essence, est source de grande frustration et d’énergies négatives qui nous tirent vers le bas. La recherche de perfection n’est pas une bonne direction. Elle nous place dans une insatisfaction chronique qui nous empêche d’être présente à nous-même. Car de fait on se retrouve soit dans le syndrome du rétroviseur à regretter ce qui n’est plus, soit dans le futur à élaborer des scénarii imaginaires. Il n’y a pas de place que pour le présent qui est en fait la seule temporalité qui soit.

Apprenons à nous réconcilier avec nous-même. Le plus tôt sera le mieux. Moi c’est ma semaine de jeûne l’année passée qui a été super salutaire. Elle m’a permise de me reconnecter à moi, à mon corps, à créer une relation plus harmonieuse et plus apaisée.

#3/ Se réconcilier avec son corps.

La ménopause entraîne des changements corporels, c’est indéniable. Plutôt on les comprend, mieux on peut les gérer, car ils sont gérables. Le premier enseignement à retenir c’est que la ménopause n’arrive pas d’un seul coup. Elle est précédée d’une phase de péri-ménopause plus ou moins longue selon les femmes et plus ou moins difficiles à supporter. Là, nous ne sommes vraiment pas logées à la même enseigne.

La péri-ménopause.

C’est une période pendant la quelle nos cycles deviennent irréguliers, des bouffées de chaleur peuvent apparaître, la peau se fragilise et notre humeur peut osciller. Pas de panique, il y a des solutions naturelles faciles à mettre en place et qui donnent d’excellents résultats.

La peau

On entretient sa souplesse et son hydratation en combinant des cosmétiques adaptées à ces nouveaux besoins et des compléments alimentaires à base d’huile d’onagre, de bourrache, de sélénium, de vitamine A,C et E. Sur ce sujet, je vous conseille mes articles détaillés que vous trouverez à la rubrique beauty ici

Les bouffées de chaleur.

Si elles sont très présentes et qu’elles vous gênent beaucoup, vous pouvez prendre en association 2 compléments alimentaires naturels et sans hormones : SÉRÉLYS + GONAXINE 300. Il faut au moins 1 mois pour sentir les premiers bénéfices qui vont en s’accentuant. Elles disparaissent en général au bout de 6 mois de traitement. Et je vous conseille mon petit guide zen pour lutter contre les bouffées de chaleur.

L’humeur qui oscille.

Avant de se ruer sur des médicaments, on commence par augmenter le sport. C’est un merveilleux stimulant des endorphines, l’hormone du bien-être. On l’associe à la méditation qui permet de mieux gérer le stress. Et si on se sent vraiment déprimée, essayez le Millepertuis. C’est un excellent régulateur de l’humeur, naturel et sans effet d’accoutumance.

La ménopause

On considère qu’elle est installée à partir du moment où les cycles sont à l’arrêt depuis 1 an.

C’est le moment d’adopter une hygiène de vie plus rigoureuse :

Et aussi :

  • d’ouvrir son esprit.
  • de ne surtout pas se laisser enfermer dans l’archétype du début de la fin.
  • de se lancer dans de nouvelles disciplines.

Je l’ai souvent dit ici et partagé, le yoga Kundalini a changé ma vie. C’est une pratique énergétique puissante qui aide à se connecter à soi, à son désir profond. Qui aide à ressentir. A laisser tomber le mental et ses spirales négatives. Qui nous invite à chercher notre vérité par l’expérience corporelle, à ressentir notre Satnam, notre chemin de connaissance de nous-même.

J’ai la chance de pratiquer avec 2 enseignantes lumineuses, bienveillantes et attentionnées :

  • Anne Bianchi qui a fondé SATNAM MONTMARTRE, une maison dédiée au kundalini et aux pratiques énergétiques. Je vous laisse découvrir ici ce merveilleux endroit.
  • Lili Barbery, qui officie dans différents endroits et dont vous trouvez tous les horaires de cours sur son site. Elle a une newsletter spéciale dédiée au kundalini à laquelle vous pourrez vous abonner sur son site.

Essayez un cours au moins une fois. Et si ce n’est pas cette discipline là, ce sera une autre.

L’important est de vous faire plaisir et du bien. De vous placer dans une dynamique de l’action et de l’ouverture et surtout pas du rempli. Allez, en route pour l’invincibilité.

 

 

 

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2 Commentaires

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    Répondre Zoé Leonard 26 avril 2019 at 11:36

    Merci pour cet article et surtout les 3 solutions!
    “C’est nous qui devons parler de la ménopause dans des termes que nous aurons choisis sans nous laisser imposer des vieilles images.” je suis tout à fait d’accord et c’est ce que j’essaie de faire sur http://www.rougegrenade.fr. Au plaisir de vous y croiser.

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    Répondre Haram corinne 27 avril 2019 at 14:43

    Merci pour cet article effectivement moi aussi j’en ai marre d’entendre toutes ces conneries au sujet des femmes de 50 ans nous ne sommes pas invisibles loin de là merci encore pour les petits conseils

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